Yetikicourt - Le Tour de la Croix de Chamrousse
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Après la défection de WaterProof terrassé par la clim , celle de Paulo qui n'était de toutes façons pas sûr de venir,
et pour finir celle de mon réveil qui n'a pas sonné, qu'est-ce que je fait ?
J'opte pour le stop à partir de Gières sur la route d'Uriage.
Direction Gières Gare. Personne.
En plus je suis en retard, parce que je me suis rendu compte en allant au tram que j'avais oublié je ne sais plus quoi.
Je suis donc retourné chez moi et j'ai laissé passer un tram !
Arrivé à Gières, je m'aperçois que j'ai aussi oublié de prendre la gourde. Super !
Bref, je finis par trouver de l'eau puis par être pris en stop par un gars qui monte là haut faire une course d'orientation.
Je vais donc monter à Chamrousse, essayer de faire le moins de piste de ski possible, et aviser en fonction du temps, pour l'instant dans le genre "beau mais ça va pas durer".
Départ : Recoin de Chamrousse 1650m vers 9h30.
Le chemin (GR549) démarre sur une piste de ski en laissant un télésiège à main droite.
On quitte rapidement le GR qu'on laisse partir à droite pour passer un col. Après la piste de Casserousse,on entre dans une zone de pentes boisées.
Chemin facile et agréablement frais. Au carrefour avec le GR de pays des Forêts et Lacs d'Uriage à Chamrousse, on passe le long d'une marre.
Tiens, des gentianes ponctuées. On n'en voit pas souvent, mais aujourd'hui, j'en verrai un peu partout. Elles sont jaunes mais plus basses que la grande gentiane jaune ... mais si, vous savez bien, celle des apéros
Pour l'instant le soleil est de la partie, et éclaire les quelques rhodos en fleur.
Le chemin descend dans une dépression humide avant d'attaquer la montée, facile, vers le lac des pourettes.
Le lac, derrière son verrou rocheux semble en voie de comblement.
Lieu idéal pour une petite pause café, à l'ombre parce que le soleil donne bien. Et derrière, il faut grimper la brèche Robert Sud.
Il n'y a qu'environ 300m de D+ avant les Lacs, en partie dans un chaos rocheux où il faut être vigilent.
C'est la seule partie un peu difficile, et la brèche est franchie sur une zone plus calme où l'on commence à voir des anémones pulsatiles.
Les lacs est en vue juste en dessous, dominé par le Grand Van et le Grand Sorbier, sentinelles sombres sous les nuages qui sont maintenant bien présents et rendent l'ambiance pesante.
A propos, j'ai mis 2h pour arriver là, soit le temps indiqué en bas, en marchant assez tranquillement et malgré une pause un peu longue due à un coup de fil ...
oui, je sais un portable ça s'éteint ... mais là, j'ai des circonstances atténuantes ... quoi ? ... je vais pas vous raconter ma vie non plus !
Tout est sombre autour, univers minéral et eau noire sous le ciel sombre.
Pause casse croûte rapide au bord du lac. Il y a quelques groupes éparpillés autour, malgré le temps.
Que faire ?
Je n'ai aucune envie de me refaire la Croix de Chamrousse et les pistes. Mai pas question de risquer un itinéraire long par Le Lac Long pour rejoindre La Pra. J'avais envie d'explorer un peu le coin, mais c'est pas le jour.
La météo n'est pas à la grande vadrouille. Je ne tiens pas à me prendre un orage dans un coin trop isolé.
Conciliabule avec moi même ... entre envie de montagne et prudence ... choisir le moyen terme.
Je me dirige donc vers le Col des Lessines 150m au dessus des lacs au pied du Grand Van. Univers de plus en plus minéral et de plus en plus sombre.
Je croise des randonneurs qui me demandent une photo. Echange de bon procédé, il me feront aussi une photo.
Pas trop de palabre, le temps ne s'y prête pas. Il semble qu'il font la même rando que moi, mais à l'envers.
Bon, je passe le col avec la certitude que je vais me faire saucer. Le Taillefer est sous les nuages, comme derrière un rideau. Mais pas d'orage en vue.
En fait, ça ressemble plus à du simple mauvais temps. Pas de cumulo nimbus, gros choux fleur ou nuage en enclume.
Mais ça va mouiller. Je passe la vitesse supérieure et je cours dès que possible. Au col de la Botte, il reste quelques névés.
Il est env. 12h30.
A peine un regard au roches, qui me rappelle quelque chose. Vertes, parfois sombres, ou "truitées".
Il y a les mêmes dans le Queyras ... témoins d'un océan perdu, englouti entre deux continents.
Mais celles du Queyras sont jeunes, contemporaines de la surrection des Alpes. 30 Millions d'années.
Celles-ci sont bien plus vieilles, témoins de la collision d'avant, celle qui a construit un himalaya en Europe occidentale, il y a environ 300 millions d'années.
Bref, pas vraiment le temps non plus de regarder les petits lacs en contrebas, au milieu des pierriers.
Je croise des randonneurs en sens inverse. Ils vont se faire mouiller à la Croix de Chamrousse, mais bon ils sont équipés.
Tiens, premières gouttes.
Le sentier bien tracé rejoint le col de l'Infernet. Cette fois, la pluie est bien de la partie. Pas trop forte, mais le vent se lève.
Un peu frais, mais ça reste tranquille. Pas la tempête, pas la crainte du gros orage.
En franchissant le col, on passe d'un univers minéral à un vallon bien plus vert, et plus rassurant vu le contexte.
Le Lac Achard est dessous. Un peu la plage. Pas mal de monde.
Des fantômes bleus, oranges, rouges, verts ... randonneur sous les ponchos.
Je finis par m'arrêter sous un pin pour sortir le coupe vent imper, casser une graine vite fait, et couvrir le sac.
Et ça repart plus ou moins en courant. Encore une petite photo pour des randonneurs qui posent sous un arbre mort, devant le lac.
Un peu sinistre ... aurait-il été foudroyé ?
Je repars direction de Chamrousse par "Bachat Bouloud", ... drôle de nom ....
En fait, il y a 3 solutions. Une qui rejoint le haut de Roche Béranger par le bas des pistes, une qui fait un grand détour par le plateau de l'Arselle.
C'est l'itinéraire du GR de pays des Forêts et Lacs d'Uriage à Chamrousse.
Et au milieu celui que j'ai choisi. J'évite les pistes jusqu'à la fin, et ça reste assez court.
Tiens, voilà un drôle de gars tout mouillé avec un dossard et une carte et une boussole en main. Un orienteur à la recherche de la balise suivante.
C'était pas le jour ! Mais bon, ils vont éviter le brouillard, c'est déjà pas mal.
Descente sans histoire dans la forêt. Pluie persistante mais faible. Le taillefer se découvre, ça va se calmer.
Evidemment les cailloux sont glissant, et quand il s'agit de franchir un rocher un peu plus gros, eh ben les deux demoiselles en running elles disent merci à qui pour le bâton sur lequel elles ont pu s'appuyer, hein ?
Ce serait dommage d'abimer vos jolies chevilles, mademoiselle, juste parce que vous avez oublié qu'on ne partait pas en montagne avec n'importe quoi au pied.
Même un intinéraire comme celui là mérite un peu d'attention, c'est pas la plage !
Bon, ben tiens, il ne pleut plus. Ca serait pas le moment de faire une vraie pause pique nique ? Le Taillefer est totalement dégagé et il y a presque du soleil. Une dalle me tend les bras. Tiens, des orienteurs grimpent la pente sur une piste à peine marquée. Mais je ne vois pas mon chauffeur de ce matin.
Je prends mon temps, le soleil se pointe. Dommage, c'est un peu tard pour remonter.
Si j'avais su, j'aurais laisser passer le grain à l'abri aux lacs Roberts. Il y a une cabane.
Sauf qu'on ne sait jamais comment ça peut tourner...
Bon, fin de la rando, retour sur la route. Je redescend sur Grenoble en stop sans trop de difficulté.
La voiture qui me prend est occupée par des gens que j'ai croisé là haut.
Evidemment, j'arrive à Grenoble sous un soleil radieux. J'ai l'air bien c.. avec ma polaire et mon pantalon.
Ca fait une jolie rando très variée pour "pas chère". Pas trop de dénivellée, pas trop longue et pas trop dure à part la zone entre le lac des Pourettes et la Brèche Robert.
En fait ce coin doit effectivement être vraiment délicat en cas de pluie ou quand il est encore enneigé.
Le reste est sur des chemins bien tracés, même dans les pierriers. Et on passe de prairies en lacs ou de pierriers en forêts en très peu de temps et distance.
Dans le sens où je l'ai faite, on a souvent le soleil en face. Ce n'est pas forcément l'idéal. Par contre on arrive chaque fois en dominant les lacs, ce que je préfère à arriver en montant vers les lacs.
Dans l'autre sens, à part arriver par en dessous des lacs, on descend la brèche Robert. Et ce n'est peut-être pas idéal non plus.
A vous de choisir.
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| 2 commentaires |
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Dans les photos je ne vois pas les demelles
Donc je vois que tu as fait l'ascension par Brêche Robert ben nous on à fait la descente de ce côté l'un comme l'autre c'est en fait pas génial.
En fait je me dis qu'il serait certainnement plus facile de contourner par Achard quitte à faire un détour voir de redescendre par l'Oursière.
Faut que je regarde la distance global de ce GR de pays.
Merci pour le retour. |
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Je suis bien dégoutté d'avoir été malade.
Ceci dit les prévisions météo nous auraient sans doute dissuadés. A tord puisqu'il a fait super beau.
> vos jolies chevilles, mademoiselle
Ah, ben si tu les voies en course, ca m'aurait étonné que tu les vois pas en te balladant !!
> on ne partait pas en montagne avec n'importe quoi au pied.
Ca serait pas le coup de la panne version grenobloise ?
> pas trop dure à part la zone entre le lac des Pourettes et la Brèche Robert.
Bien pénible à faire en descente aussi, sur le chemin du retour quand tu es vané...
Bon, tu as fait un joli petit tour quand même !
Et la rando prévue initialement (que j'ai tjs envie de faire) va pouvoir être remise en jeu ! |
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