Blog de eloine
| de l'eau de l'eau |
Article du 30 mars 2008 BACKCHISCH.INFO
"La bouteille d’eau nous saoûle !"
"Tiens, comme dirait l’autre, j’ai fait un rêve : sur les murs des stations de métro, dans les abribus, en pleine page des quotidiens, en bandeau sur les sites d’infos et les blogs, en spot à la télé, en annonce à la radio, un message puissant. Avec des images chocs, des chiffres effrayants, avec, s’il le faut, Adriana Karembeu, Line Renaud, Marek Halter, que sais-je ? Zidane, oui, puisque l’abbé Pierre est mort, et même avec tous les élus Verts du Conseil de Paris, avec Noël Mamère, Dominique Voynet, le mec des oiseaux, tous ceux qui râlent contre la corrida, avec toute la rédaction de Bakchich, bref : le gratin. Pour un message, un seul : ARRETEZ DE BOIRE DE L’EAU EN BOUTEILLES !
Vade retro, bouteille d’eau
J’argumente. C’était l’autre jour la journée mondiale de l’Eau, et je n’ai pas une seule fois entendu proclamer (malgré une longue succession de plaintes justifiées, de prédictions calamiteuses d’appels à la compassion, de sollicitations écologiques et humanitaires), malgré ce concert de vérités inoffensives pour les industriels de la flotte potable pour pays riches, je n’ai pas entendu dire une seule fois que boire de l’eau en bouteilles, c’était :
primo, permettre à des sociétés privées de faire du fric en exploitant un bien qui appartient à tous ;
secondo, gaspiller un tas de barils de pétrole, puisque les bouteilles en plastique, c’est du pétrole transformé (1 500 000 barils par an pour les États-Unis, ai-je trouvé sur un site, j’ai pas de chiffre pour la France) ;
tertio, user encore plus de pétrole parce que cette bouteille, il faut la transporter, généralement sur des camions (en moyenne, 300 kilomètres), et prendre son auto pour aller en bourrer son caddy ;
quarto, saloper le paysage parce que, malgré tous les efforts de tri sélectif et de recyclage, les bouteilles de plastique vides sont, avec les vieux pneus et les batteries d’auto, dans le tiercé gagnant des déchets qui encombrent nos bois, nos golfes et même nos superbes « zones commerciales » ;
quinto, le faire pour longtemps (il paraît qu’une bouteille cachée sous les fougères a une espérance de vie de 500 ans).
J’ajoute que tous ces bénéfices environnementaux peuvent s’acquérir moyennant un effort incroyable : payer 200 à 350 fois plus cher un produit qui nous arrive au robinet pour moins de 4 euros la tonne (soit, pour les littéraires, 1000 litres). Personne n’accepterait de payer un tel impôt volontaire sur l’essence, le fromage de tête, les pompes à vélo et autres objets de consommation courante et nécessaire…
La consommation a pourtant doublé en 20 ans. Les chiffres sont hésitants (comme toujours, lorsqu’il y a des milliards derrière) ; disons 130 litres d’eau en bouteilles par personne, bébés compris. Il paraît qu’il y a encore de la marge…
Méfiez-vous des contrefaçons
Ah, mais, des fois, l’eau du robinet n’ est pas bien bonne. Figurez-vous que l’eau en bouteilles, non plus. En gros, l’eau du robinet a d’excellents scores : un bon quart des eaux « de source » sont d’une qualité pitoyable, à la limite de l’autorisé, et parfois en dessous. On cache cette merdouille sous un nom champêtre, on invente des légendes cathares ou vosgiennes pour mettre la barbe blanche de la tradition à un business né il y a vingt ans.
Mais le goût ? Les nouvelles techniques de traitement de l’eau potable font que l’odeur de chlore (qui disparait en une demie-heure dans une carafe ouverte au frigo) s’est considérablement allégée. De très nombreuses villes françaises ont une eau « sanitairement » et « gustativement » bien meilleure que les plus grandes marques, comme l’ont montré des séances de dégustation éloquentes… Essayez avec vos potes et l’eau de votre robinet.
Restent les eaux « minérales ». On peut admettre que leur goût spécifique (la salinité de certaines sources, par exemple) ou la présence de quelques substances minérales présentent un avantage (cher payé). Mais peut-on tolérer une publicité mensongère qui laisse entendre qu’une eau minérale peut faire maigrir qui que ce soit ! Les seules calories qu’elle peut gommer, c’est celle que vous usez en allant l’acheter à pieds. Si vous voulez maigrir, baisez comme des lapins, bouffez des légumes bouillis, courez le marathon, chacun son truc (le mieux est de consulter un(e) nutritionniste…), mais ne comptez pas qu’en buvant de la Minciprofiligne filtrée par les Alpes ou les volcans d’Auvergne, vous allez faire fondre vos poignées d’amour à la Sarko-d’avant-C., ou retrouver le 36 jeune fille de votre premier Tampax ! Et entre nous, le yaourt qui fait plus péter Mamie, parce qu’il « remet de l’ordre », c’est du même tonneau… On en reparle quand vous voulez.
Au Grenelle de l’Environnement, l’idée de lancer une campagne nationale contre l’achat d’eau en bouteilles a-t-elle seulement effleuré la table ? A-t-on chiffré l’économie de pétrole réalisable ? Ou alors, puisque les caisses sont vides, a-t-on envisagé de coller une taxe de 30% aux addicts de ce non-produit pour financer des économies d’énergie, réduire le CO2 et trouver un moyen pour que dans les régions sinistrées par la pollution (nitrates agricoles, élevages porcins à la bretonne, nappes niquées par le maïs arrosé…) nos concitoyens ne soient pas obligés, eux, de boire de l’eau en bouteille ?
On me dira : encore des taxes ! Je blaguais. La connerie, ça ne se taxe pas. Ça s’éduque… Il y a, sur un site gouvernemental très discret, un topo très clair. Mais, franchement, on en a moins parlé que des ours des Pyrénées !"
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| 2 commentaires |
| L'achat raisonnable et raisonné, contrecarré par des ambitions mercantiles |
Ci-dessous un article de "Que choisir" fort intéressant.
Je suis acheteur et je me préoccupe beaucoup de la thématique développement durable et environnement sur mon nouveau périmètre d'activités.
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Le BVP dit non
Le Bureau de vérification de la publicité est décidément une instance aux décisions et avis souvent paradoxaux. Le BVP a ainsi émis un avis négatif concernant une campagne publicitaire incitant à réduire ses déchets.
Une campagne de pub pour réduire les déchets en incitant les consommateurs à acheter des produits moins emballés et plus durables. Pour la semaine du développement durable qui s'est déroulée début avril, le Smictom des Châtelets, un syndicat intercommunal chargé des ordures ménagères dans les Côtes d'Armor, avait bien fait les choses. Café en paquet contre dosettes avec le slogan « Non au développement jetable », eau du robinet en pichet contre bouteilles en plastique, éponge économique contre lingettes coûteuses, accus rechargeables contre piles jetables, les grandes affiches spectaculaires visaient juste.
Tellement juste que le Bureau de vérification de la publicité (BVP) a vu rouge. Ce dernier, qui se présente pourtant comme « l'association des professionnels pour une publicité responsable », a émis un avis très défavorable sur cette campagne, estimant qu'elle est de nature « à porter gravement préjudice à des secteurs économiques ». Un avis qui tombe vraiment mal après le Grenelle de l'environnement qui a décidé de « taxer les produits fortement générateurs de déchets ». Le BVP, qui n'a jamais fait la preuve de son efficacité en matière de contrôle environnemental des publicités, est cette fois carrément à contre-courant.
Comble du paradoxe, demain, vendredi 11 avril, sera signée la charte d'engagement pour une publicité responsable entre le BVP et le ministère de l'Écologie et du Développement durable.
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| Jeu Concours suite |
Bon personne n'a trouvé alors je donne la solution
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| Cherchez l'erreur |
| sur la photo |
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| Jeu concours |
Allez je me lance dans une petite série de jeu concours.
Le but du jeu, internautes dinos, est de trouver le nom de la rue (Grenoble) dans lequel est mise la plaque dont vous allez voir la photo ci-dessous.
C'est parti... alors essayez d'être curieux et de regarder un peu ce qui se passe autour de vous, et de ne pas faire une simple recherche sur le web.
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| Très beau texte de Pablo Neruda |
Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n'écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.
Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.
Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu
Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés
Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés.
Vis maintenant!
Risque-toi aujourd'hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d'être heureux!
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| Back in 1966 - Hard Rain |
"One too many mornings"
"Down the street the dogs are barkin'
And the day is a-gettin' dark.
As the night comes in a-fallin',
The dogs 'll lose their bark.
An' the silent night will shatter
From the sounds inside my mind,
For I'm one too many mornings
And a thousand miles behind.
From the crossroads of my doorstep,
My eyes they start to fade,
As I turn my head back to the room
Where my love and I have laid.
An' I gaze back to the street,
The sidewalk and the sign,
And I'm one too many mornings
An' a thousand miles behind.
It's a restless hungry feeling
That don't mean no one no good,
When ev'rything I'm a-sayin'
You can say it just as good.
You're right from your side,
I'm right from mine.
We're both just one too many mornings
An' a thousand miles behind."
Le seul... the unique.. Bob Dylan
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| c'est .. beau |
"... déjà hier n'est plus qu'un rêve, et demain n'est encore qu'une vision, mais cette journée bien vécue fait de tous tes hiers un rêve de bonheur, et de tous tes demains promesse d'espérance..."
Poème sanskrit "Le salut à l'aurore" (Ve siècle) |
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