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SYMPHONY X [ 99 visites ]
inq ans… voilà maintenant près de cinq longues années que les fans de metal progressif attentent le successeur de « The Odyssey », le dernier album en date de Symphony X. Les aficionados savent que la bande à Michaël Romeo aime prendre son temps pour composer, arranger, puis enregistrer et finalement mixer ses albums. Il faut dire que depuis l’avènement du prodigieux « The Divine Wings Of Tragedy », le déterminant troisième album paru en 1997, le guitariste a toujours pris soin de ne pas se répéter en allant toujours chercher plus loin ses inspirations sans pour autant tomber dans des surcharges redondantes risquant de transformer son groupe en une pauvre caricature. Ces derniers temps, par précipitation ou excès de confiance, trop de formations ont fait les frais d’un réel manque d’analyse en nous proposant des disques bâclés ne reflétant malheureusement pas leur potentiel. C’est heureusement loin d’être la cas de Symphony X, puisqu’à l’écoute de « Paradise Lost », l’on est bien obligé de reconnaître que le quintette du New Jersey a bien raison de prendre son temps pour peaufiner ses œuvres. En effet, rarement un groupe n’avait réussi à faire une synthèse aussi parfaite entre heavy metal, influences progressives, éléments symphoniques et bande originale de film. Il est clair que le fait d’avoir partagé la scène du Gigantour 2005 avec Megadeth, Dream Theater, Fear Factory et Nevermore a été plus que bénéfique pour Symphony X. Car tout en restant fidèles à ses origines, la musique du groupe n’avait jamais été aussi accessible à toutes les franges d’amateurs de metal. A noter au passage que le mixage a été confié à Jens Bogren (Opeth, Soilwork, Amon Amarth). Au-delà de l’osmose parfaite entre les musiciens, la complémentarité entre les trois Michaël – Romeo (guitares), Pinella (claviers) et Lepond (basse) – a déjà mainte fois fait ses preuves, il faut bien reconnaître dernière son kit Jason Rullo (batterie) fait office de moteur gonflé à bloc, ses frappes ultra précises ponctuent impeccablement les breaks et multiples changements de rythmes. De son côté, Romeo impressionne par sa capacité à renouveler ses riffs et solos.
Comment, fait-il pour à la fois terrasser les amateurs de Pantera tout en continuant de séduire ceux de Malmsteen ? Son humilité et sa présence d’esprit sont à la hauteur de sa virtuosité de guitariste, de compositeur et d’arrangeur, des dispositions que bien peu de musiciens arrivent à conjuguer de cette manière. Au dessus de ce bien bel ensemble, Sir Russell Allen règne en véritable seigneur et maître. Plus que par le passé, sa voix va maintenant chercher très bas sa surpuissance. Il vit chaque titre et guide ainsi parfaitement l’auditeur dans cet admirable labyrinthe musical échafaudé par ses camarades. En 2007, en alliant toutes les forces du metal, Symphony X revient plus fort, heavy et inspiré que jamais ! De plus, le magnifique artwork dessiné par Warren Flanagan (qui a travaillé sur des blockbusters comme « I Robot », « X-Men » ou « Blade ») nous offre l’agréable sensation que « Paradise Lost » est un grand disque que l’on va écouter comme l’on regarde un grand film |
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