Concert de Bertrand Belin et son groupe dans le cadre du festival Les Echos Scéniques.
Ne passez pas à coté de ce concert qui se jouera le vendredi soir aux Echos... (premiere partie par les Cie Energumen et le duo Nantais Anda)
Des mélodies inouïes, une drôle de poésie clignotante, une voix d’ange têtu. Un petit Hollywood en technicolor délavé.
Les longs paysages amoureux qui hantent tout entier Bertrand Belin (sa Bretagne d’enfance, son Portugal d’élection,
son Paris singulier) sont contemplés comme les déserts rouges des westerns d’antan : en cinémascope, monsieur.
Chanteur insolent et dolent à la fois, une extravagance discrète,
une fantaisie qui corrompt toutes les perception usuelles.
Ses textes alternent la melancolie d'enfant mal grandi et les tempêtes du jeune amour.
Batteur jazz, mélodies françaises, guitares accoustiques ou modérément electrifiées du rock indé d'aujourd'hui: la matière musicale est passionante et variée.
Elevé au sirop d'Elvis, le guitariste est un crooner, un dandy tel qu'on en trouve encore chez les jazzmen new-yorkais.. Guitariste au côté de Bénabar ou des Sons of the Desert, puis remarqué en première partie de M ou Juliette, il marie en solo le dandysme d'un Jim Jarmusch avec le surréalisme d'un Charles Trenet. LIBERATION 02 & 03/2005
Il affirme une singularité aboutie, une manière qui annonce une œuvre : une chanson polie comme du Thomas Fersen, ouvragée comme les derniers Ferrés, mais tout en demi-gestes, en saluts inachevés, en gambades bancales. Il y a là quelque chose de commun avec le Folk à la Dylan, dans la façon de laisser reconnaissable la vieille forme tout en la transportant dans un autre siècle LE FIGARO 03/05
ses dons de plasticien éclaboussent — sans les tacher — des chansons dont les motifs mélodiques et les cadences chaloupées chavirent instantanément l’auditeur. Avec une palette resserrée, où guitare, batterie, piano et violoncelle jouent les couleurs primaires, Belin peut évoquer toute la gamme des timbres d’un orchestre. Et quand il veut enrichir son tableau, ce Kandinsky de la chanson, avec la même science du place ment, se contente alors d’une touche d’accordéon, de trompette ou de hautbois, de quelques traits de cordes ou d’une ligne de chant féminin. Les Inrockuptibles 06/05 |