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Recherche sur Dinoutoo Bourg-en-bresse
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| | Bruleurs de loups au TOP 01 Déc. 04 |
| sport |
| La 3° période ne pourra pas être plus riche en évènements que la précédente, mais L.DESCHAUME inscrit le doublet sur une passe de C.PAPA, pour la plus grande joie de l'équipe qui devient pratiquement intouchable sur la glace. Reinprecht, quant à lui montra encore une fois sa domination, tant physique que technique en sauvant l'honneur et réduisant la marque et plaçant la rondelle entre les jambes de P.ROLLAND. Score final et fin du match qu'il ne fallait pas manquer, Grenoble en sort grand vainqueur 5-2. |
/reportages-bourg-en-bresse/sport/Bruleurs-de-loups-au-TOP-74.html
| | Les bruleurs de loups ont fait fondre la glace! 12 Jan. 05 |
| sport |
| 3eme tiers, on prends les mêmes et on recommence encore plus vite que le précédent, une accélération, et on ne trouve plus aucun défenseur, HAMALAINEN n’a plus qu’à faire une passe à JOHNSON qui en un coup de cross marque le 7eme but grenoblois. Encore une fois, il n’y a guère de répit pour les supporters qui à la place d’un match voient plus une leçon de hockey donnée aux ours. 2’41 ANTONOFF est au milieu de la zone offensive, passe à C.TARTARI qui arrive en plein course et qui prend ainsi le gardien de vitesse : ça fait 8. Notre L.MEUNIER commence sûrement à devenir jaloux du succès de J.PODLAHA et décide lui aussi de mettre sa pierre à l’ouvrage et à 10’59 il passe derrière la cage, dérapage, changement de coté, on revient sur le devant, le gardien ne sait plus où se trouve le puck et le n°10 montre un peu plus la domination de son équipe : 9-1. Villard, aura un petit sursaut d’orgueil et réduit un peu la marque à 11’55 par un but de Reid JARRET. La conviction n’est plus à l’ordre du jour pour nos voisins alpins qui laissent un peu plus le match filé 14’20 même schéma que la plupart des buts de ce soir, un attaquant (ici JARVINEN) emmène les défenseurs adverses, fait une passe à un coéquipier se trouvant alors seul (R.BACHELET) qui frappe et marque, et de 10. Passons sur le but refusé de K.HECQUEFEUILLE pour hors-jeu et finissons le match, si on peu encore appeler ça un match, en supériorité numérique, avec le seul type de but qui n’ai pas été marqué ce soir, JONSSON placé à coté du poteau gauche dévie une frappe et marque le dernier but de la soirée. On finira ainsi la rencontre sur le score fleuve de 11-2.
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| | Les bruleurs...la derniere... 21 Fév. 05 |
| sport |
| Grenoble se remotive, retrouve un second souffle lors de la reprise de la période. Gap ne peut que se retrancher dans sa défense, et encore une fois, ne peut que subir. 3’55, on dénombre pas moins de 8 shoots grenoblois sans que le goal n'arrive à bloquer le palet, et la défense à dégager. A défaut d’avoir la technique pour tenir, les rapaces ont la chance avec eux, puisque à plusieurs reprises, ce sont les poteaux qui détournent les frappes. 6’43, gap est en infériorité, Grenoble a posé son jeu de puissance, et un « une deux » entre AMAR et JONSSON s’éternise, chacun tentant de trouver une ouverture. Ce sera finalement notre défenseur qui tirera, palet détourné par L.MEUNIER qui empêche ainsi le portier adverse de le stopper: 4-3. Un but libérateur pour toute l’équipe. Il ne reste plus qu’à compter sur les arrêts réflexes de P.ROLLAND qui va sauver cette fin de match. 8’30, alors que dans l’action précédente une 1ère altercation entre Y .SADOUN et L.GARREAU avait fait naître une tension, une charge du grenoblois met le feu aux poudres et c’est aux poings que les 2 hommes décident de régler cette affaire. Les arbitres interviendront rapidement et seront assez gentils sur les pénalités. Seulement 2’ pour chaque homme. 17’00 L.DESCHAUME entre en zone palet en cross, trompe les défenseurs lui faisant face, lui laissant le champ libre pour nettoyer la lucarne et hissant le compteur à 5-3. On s’offrira un dernier frisson sur le face à face de P.LETHONEN qui ne trompera pas la vigilance du goal. On laissera les joueurs sur cette victoire 5-3.
Il faudra néanmoins attendre la fin de la saison régulière pour connaître les 4 affiches des play-offs. Même si Grenoble est sûr d’y avoir sa place, il faut attendre la fin des rencontres pour connaître le classement définitif...
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/reportages-bourg-en-bresse/sport/Les-bruleurs...la-derniere...-202.html
| | Demi Finale Play Off pour les bruleurs de loups 25 Mars 05 |
| sport |
| Les joueurs reprennent place sur la glace pour entamer la seconde partie de ce match, et Grenoble est bien décidé à ne rien lâcher. 3’00: Tours en infériorité profite d’une petite baisse de régime de l’attaque pour lancer un contre, mais trouve ROLLAND sur la trajectoire, bien décidé à rééditer le blanchissage du match précèdent. 3’57: Tours n’arrive plus à défendre sans commettre de fautes, et se retrouve pendant une poignée de secondes à 3. La première partie de ce tiers nous révèle une équipe grenobloise en état de grâce bloquant toute attaque, et se créant des actions qui font vibrer plus de 3500 personnes en même temps. 11’10: solo de FORGET derrière la cage des diables, contourne cette dernière, tout en empêchant les défenseurs de lui subtiliser le palet, et avec le revers de sa crosse manque de peu pour tromper SAPKO resté sur ses gardes. 12’07: Nicolas ANTONOFF charge un tourangeau dans l’angle de la patinoire, et se prend une pénalité de match. Certes la charge n’était pas correcte, mais pas au point de prendre une telle sanction. 12’57: Les arbitres en veulent à Grenoble, une pénalité imaginaire est sifflée contre J.HAMALAINEN mettant les grenoblois en grande difficulté à 3 contre 5. P. ROLLAND sauve à 3 reprises cette infériorité avant que les esprits s’échauffent. Une bagarre est à la limite d’éclater si le corps arbitral ne s’intercalait pas à temps. Il ne fallait pas avoir peur des émotions fortes ce soir et tout devient possible avec la fin de ce désavantage numérique terminé, certes dans la douleur, mais toujours sur le même score. Par faute de domination, Tours presse physiquement sur nos joueurs qui tiennent le choc jusqu’à la fin de cette période. |
/reportages-bourg-en-bresse/sport/Demi-Finale-Play-Off-pour-les-bruleurs-de-loups-409.html
| | Les bruleurs de loups chutent à Grenoble 27 Mars 05 |
| sport |
| Troisième et dernier acte qui commence avec autant d’ardeur que les précédents. Les équipes se découvrent un peu pour prendre l’avantage. 5’43: Grenoble est en attaque et après des unes deux interminables entre LETHONEN et JARVINENN ce dernier passe le palet sur sa droite à J.PODLAHA délaissé par la défense concentrée sur les 2 joueurs prétendants. Une reprise de toute beauté fait décoller la rondelle jusque dans la lucarne, offrant pour la 2° fois ce soir l’avantage à l’équipe: 2-1. A 4 contre 5 Tours à beaucoup de mal à résister, mais SOPKO est là pour faire avorter les shoots. 14’50, ça chauffe devant la cage tourangelle, avec des défenseurs inexistants sur leur position, laissant les espaces aux brûleurs qui buttent sur un gardien exemplaire. 16’54 Tours, grâce à un slap de la ligne bleue de A.POZNIK cloue la défense et notre gardien 2-2. Rien n’est fait, il reste un peu plus de 3 minutes à jouer et tout peut encore arriver. Mais ça ne sera pas dans ce tiers que les équipes se départageront. Il va falloir affronter les prolongations et la mort subite.
Rare est la tension comme ce soir sur la glace. C’est celui qui aura les nerfs les plus solides qui en sortira vainqueur. 12 sec de jeu, alors que l’engagement est gagné par les diables , on assiste à une agression sur notre gardien qui se prend une charge en pleine course. Grenoble domine, mais ne marque pas, le stress se fait ressentir dans toute la patinoire. Un but de Grenoble les propulserait en finale, tandis qu’un but de Tours les relancerait dans un match ultime en Terre adverse. 4’56: P.ROLLAND sauve provisoirement le match, en bloquant un tir croisé à raz le poteau. Chaque action devient une vraie torture dans les tribunes. 7’46: Le pire des scénarii se présente, contre-attaque des diables qui placent un palet qui passe entre les jambes de P.ROLLAND. Un silence de cathédrale pèse sur la patinoire, face à une victoire tourangelle 3-2. Il faudra donc se rendre à Tours pour un 5eme match qui décidera du sort des 2 équipes. |
/reportages-bourg-en-bresse/sport/Les-bruleurs-de-loups-chutent-a-Grenoble-411.html
| | Anggun était de passage à Valence 06 Juin 05 |
| people |
| Thierry : Le duo dont tu rêves ?
Anggun : avec David Bowie
Thierry : La chanson que tu aimerais reprendre ?
Anggun : « Ne me quittes pas »
Mais je ne sais pas si j’oserais, cette chanson est magique parce que c’est Jacques Brel, quand il la chante, il pleure presque, il l’a vie. Il me paraît impossible de faire la même chose.
Thierry : Une salle de concert où tu aimerais te produire ?
Anggun : J’ai fait des grands stades en Indonésie et des petites salles en France. Et croyez-moi, les petites salles sont les plus intimidantes. On les voit ! On voit la réaction des gens jusqu’aux mouvements de leurs yeux. On ne peut pas négliger le public, mais c’est ce que j’aime avant tout, le contact avec lui, j’aime parler à mon public.
Thierry : Et l’Olympia ?
Anggun : Je trouve que maintenant, il y a des artistes qui se produisent dans cette salle, mais qui ne le méritent pas. C’est dommage, le mythe n’est plus le même qu’avant. C’est devenu surtout un effet marketing.
Thierry : Revenons à ton album, combien de temps a-t-il fallu pour que Luminescence soit dans les bacs ?
Anggun : l’écriture a débuté en 200 et il a été terminé en 2004. C’est très dur à la fin de faire la sélection des chansons. En tout cas, c’est l’album le plus dépouillé avec beaucoup d’ambiances différentes.
Thierry : c’est reparti pour une tournée promo de 3 ans comme pour les 2 albums précédents ?
Anggun : j’espère…
Thierry : Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter ?
Anggun : mes prochains projets : un peu de repos avec du soleil et des bouquins !!!!
Après presque 3/4 d’heure d’interview, Anggun est souriante, ses yeux s’illuminent dès quelle parle de sa musique. Il y a des gens comme ça qui sont nés avec un destin tout tracé et qui l’accomplisse avec passion.
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/reportages-bourg-en-bresse/people/Anggun-etait-de-passage-a-Valence-599.html
| | Hockey sur glace : Grenoble VS Amiens 17 Sept. 05 |
| sport |
| Premier match premier gros choc à Pôle sud, et c’est en direct qu’a présent l’on peut suivre les matchs dans l’arène grenobloise sur notre très cher site www.dinoutoo.com.
Grenoble reçoit donc la mythique équipe des Gothiques d’Amiens devant une patinoire pleine.
Entrée des joueurs sous les applaudissements du public prêt à assister à une nouvelle saison qui sera, comme les précédentes, chargé en émotions.
On peut noter l’absence de #55 Jeff BONNARD (pénalité de match) et #23 Simon BACHELET (blessure)
Début du match qui s’annonce très physique. Il faudra moins de une minute (1 seconde exactement) pour voir la première pénalité tomber pour Grenoble au numéro #87 Teddy TRABICHET. Et c’est que le début. Dès la 3ème minute, une bagarre éclate entre notre nouvel Alpin #24 Craig MILLS et le gardien adverse, le très connu Antoine MINDJIMBA. Ce dernier se prendra d’ailleurs une pénalité de match pour avoir donner un coup de poing. Le gardien remplaçant d’Amiens va pouvoir montrer s’il a autant de qualité que son prédécesseur. La suite du match sera du même niveau physique, on assiste à un jeu de qualité dans l’arène. Apres diverses pénalités, et de supériorité pour les 2 équipes, c’est encore #24 Craig MILLS qui est sanctionné par l’arbitre, mais cette fois, la sentence est plus sévère, puisqu’il se voit expulser de la glace à la 12ème minute. Les actions qui arrivent à terme sont toutes aussi dangereuses, tant pour Grenoble qu’Amiens. Les minutes s’égrainent, les pénalités tombent aussi vite que les joueurs, mais aucune supériorité ne suffira à créer l’écart. (35 minutes de pénalités pour Grenoble et 48 minutes pour Amiens, et c’est que la première période qui s’achève.)
Pendant la pause, un Hommage est rendu à notre ancien gardien Patrick ROLLAND qui reçoit un cadeau de la part des groupes de supporteurs, qui, dans son discourt, remercie toute la patinoire et son équipe qui à servi durant 10 années. C’est un P.ROLLAND ému qui retournera dans les tribunes.
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/reportages-bourg-en-bresse/sport/Hockey-sur-glace-%3A-Grenoble-VS-Amiens-762.html
| | Grenoble vs Dijon 05 Oct. 05 |
| sport |
| Début de la 2° période qui se présente tout aussi difficile que la fin de la précédente, avec lattaque de Mickael BRODIN en face à face avec Cédric DIETRICH, qui fort heureusement sort vainqueur de ce duel. 2707 Joseph PODLAHA connu dans léquipe pour un fair-play exemplaire « pete les plombs » en mettant Aymeric GILLET a terre et le boxe au sol jusqu'à larrivé des arbitres pour le repousser, lui offrant un petit séjour en prison pour 2+10 min. Cette action nétait que la première dune série, en effet, les joueurs se donnent des coups de poings dans le dos des arbitres, lamitié nest pas de rigueur ce soir. Ce manque de discipline passé, cest le talent de Baptiste AMAR qui ressort en supériorité numérique. Un slap de la ligne bleue, un cafouillage défensif, le public est débout, mais lorsque le gradin des ducs se relève, le palet se trouve juste devant la ligne. Grenoble pousse pour aggraver lécart, mais Dijon tien pour le moment, mais avec de plus en plus de mal. On finira la période sur le score inchangé de 2-0. |
/reportages-bourg-en-bresse/sport/Grenoble-vs-Dijon-826.html
| | La serie noire continue 01 Nov. 05 |
| sport |
| Le 3ème tiers s’annonce difficile pour les joueurs grenoblois qui vont devoir remonter au score. Ils resteront plus de 2’ en zone d’attaque sans réussir à marquer, ni même inquiéter réellement le gardien. 42’28, même scénario que le tiers précédent. A force de pousser, Grenoble en oublie sa défense et notre BURNET se trouve seul contre 2 attaquants. Il verra le palet lui passer entre les jambes 2-0. Grenoble s’énerve, chaque joueur veut marquer SON but. 51’32 Grenoble s’offre une frayeur avec un passe interceptée au niveau de leur bleue. Heureusement la réaction de la défense est assez rapide pour rattraper se petit mal-entendu.55’30 Gerald GUENNELON demande un temps mort pour son équipe, et décide de jouer le tout pour le tout. Alors que Mont-blanc est sur le coup d’une pénalité, il décide de faire sortir son gardien pour un attaquant supplémentaire. Grenoble joue donc à 6 contre 4. 55’41 but grenoblois, la patinoire est debout… mais l’arbitre refuse. B.RUSSEL a empêcher (selon l’arbitre) le portier du Mont-blanc de jouer. Coup dur pour le banc qui voyait le match de nouveau à leur porter. 56’11 Mauvaise compréhension de la défense des brûleurs qui n’est plus dans le match. LAHTINEN se retrouve seul face à BURNET qui voit pour la 3ème fois le palet faire vibrer ses filets. Mont-blanc gère la fin du match et remporte finalement sur le score de 0-3. Et pour finir d’envenimer la chose, les « journalistes » ont pour mission chaque soir de match d’élire le meilleur joueur de chaque équipe. Ils ont décidé de nommer S.TREILLE qui n’a pas joué ce soir. A saluer la très belle prestation d’A.GOETZ qui effectue un blanchissage à l’extérieur. |
/reportages-bourg-en-bresse/sport/La-serie-noire-continue-926.html
| | 90c - bientôt le 3ièm album 07 Nov. 05 |
| artistes |
| Pour souscrire au nouvel album de 90C :
www.les90c.com ou 04 75 62 65 93
L’album précédent, Sans Commentaire (Coefficient 7 / L’Autre Distribution), est également disponible partout.
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/reportages-bourg-en-bresse/artistes/90c---bientot-le-3iem-album-937.html
| | Lou Lingerie 20 Déc. 05 |
| actu-locale |
| Tout en confortant sa réputation de lingerie confortable et élégante, LOU innove et invente sans cesse de nouvelles
tendances. La collection « Toufou », en 1962, lance la première ligne avec tissus imprimés. LOU est alors au sommet de sa gloire et les époux FALLER cherchent de nouveaux appuis financiers afin de donner à l'entreprise une dimension supplémentaire.
Les propositions d'actionnariats se succèdent, jusqu'au jour où leur arrive une offre qu'ils ne pouvaient difficilement refuser. La somme proposée est colossale, mais impose un sacrifice : vendre l'entreprise. Après mûres réflexions, le couple se décide à accepter et cède la marque LOU à la Générale Alimentaire en 1971. Mais, bien qu'elle se soit laissée convaincre, Lou FALLER ne se remettra jamais complètement de cette décision.
En 1978, la marque est rachetée par Jean Bellanger Entreprise, qui n'aura de cesse de lui apporter de nouvelles
perspectives et de moderniser son image. LOU est aujourd'hui l'une des entités phares du groupe VF Corporation. Elle demeure l'une de 5 marques de lingerie les plus connues, et son image de gaîté et de raffinement en fait une marque proche des femmes.
Malgré sa présence à l'international, la société LOU, en maintenant ses bureaux en Isère, est restée fidèle à ses origines. Après 60 années d'existence au cours desquelles modes, tendances et actualités ont façonné les collections, du modèle « corbeille » au décolleté pigeonnant de la ligne
« pin-up », LOU a su préserver un savoir-faire synonyme de légèreté, d'élégance et de qualité.
Un bel hommage à celle qui en fut l'instigatrice… |
/reportages-bourg-en-bresse/actu-locale/Lou-Lingerie-1091.html
| | Plus qu’un festival, un cabaret frappé ! 12 Juil. 04 |
| culture-et-spectacles |
| Dinoutoo est allé à la rencontre de Loran (le directeur du cabaret frappé) pour vous donner un avant goût de ce festival estival!
Le Kbarré cé Koi ???
Le cabaret frappé est donc un festival d’été qui existe depuis 1999, et qui nous offre à partir du 21 juillet sa 6ème édition au jardin de ville (bien sûr). Ce festival possède une régie directe et est subventionné par la municipalité de Grenoble. Face aux contestations de plusieurs associations culturelles devant un réel déficit des animations d’été, la mairie de Grenoble a voté le projet du cabaret frappé. Depuis, le public est toujours au rendez-vous, et c’est 25000 personnes qui ont été rassemblé lors de la précédente édition. Le Kbarré, une volonté : « soutenir la scène musicale »
Le cabaret frappé offre une programmation française (groupe locaux et régionaux) et internationale, en jouant la carte de la découverte. Le cabaret affiche cette volonté de faire découvrir d’autres cultures : « Il faut s’approprier une culture et la véhiculer, d’ailleurs la culture française est très caractéristique de ce phénomène puisque notre culture musicale s’est toujours nourrie des influences extérieurs ».
Le cabaret offre aussi une scène à des artistes pas forcément connus : « On ne veut pas que des vedettes connues et reconnues, on cherche les vedettes de demain et après demain ».
Chaque année le jardin de ville devient donc « un véritable aéroport international et un ventilateur culturel ». Différentes créations artistiques du monde s’offrent alors aux grenoblois.
Et en terme de programmation, ça se passe comment ???
Loran : « Ça passe par un intérêt sur ce qui se passe ailleurs, c’est une affaire de goût et de réflexion, il faut aussi s’intéresser au message que véhicule un artiste. Je ne m’appuie pas seulement sur mes goût personnels (d’ailleurs peu de gens apprécient ce que j’aime !), mais sur la réalité du métier et mon expérience de musicien (Loran est programmateur mais aussi musicien !). On sait que le public est présent sur l’axe de la « découverte », on garde donc cette ligne éditoriale et on rajoute notre sensibilité.
On programme aussi nos coups de cœurs c'est-à-dire les groupes qui sont prêts à ce moment précis à monter sur scène et à constituer leur propre public. Et nous les soutenons en leur permettant de faire les concerts gratuits au public.
En terme d’exigences imposées, la mairie a un souci d’hégémonie. Il ne faut pas que la programmation soit « trop branchée », il faut qu’elle soit ouverte, on essaie de rééquilibrer avec des musiques du monde.
La 6ème édition du festival du Cabaret Frappé (du 21/07 au 07/08)
Cette année, le festival vous proposera 37 spectacles (contre 25 l’année dernière). Du mercredi au dimanche soir, le jardin de ville sera en fête :
- Dès 16H « la maison des jeux » mettra à votre disposition des jeux du monde entier de hasard et d’esprit pour tout public.
- À 19H, concert gratuit
- De 20H à 21H, intervention de comédiens dans le cadre de lecture d’extraits de contes pour les petits et grands (surtout).
- 21H concert payant à « la Baraque »
- 21H15 Diffusion d’extraits des films sur la circulation à Grenoble et via le tram + diffusion d’un clip d’archive de l’édition précédente du cabaret frappé sur écran géant.
Et faites attention, car le jardin de ville et la baraque seront truffés de mini caméras et on risque de vous voir à tout moment à l’écran !!!
Rendez-vous à ne pas manquer aussi, les « concerts hors murs » :
- le 26 juillet à 18H « les Caméléons » (Ska rock latino) à la piscine Jean Bron (tarif : prix d’entrée de la piscine)
- le 2 août à 17H « Pierre Bastien » à l’auditorium du Musée de Grenoble (tarif : prix d’entrée du Musée)
Si vous voulez écouter de la musique de tout style et tout horizon (chant indien, chant africain, électro, ska, mécano jazz, hip hop…), rencontrer des gens, ou simplement prendre l’air, RDV le 21 juillet !!!
Cabaret Frappé
BP 1066 38021 Grenoble Cedex 1
Tel: 04 76 00 76 67
Fax: 04 76 00 76 70
Email: gaelle@cabaret-frappe.com
www.cabaret-frappe.com |
/reportages-bourg-en-bresse/culture-et-spectacles/Plus-qu-un-festival%2C-un-cabaret-frappe-%21-1214.html
| | Des dessous à 2 sous 13 Fév. 04 |
| actu-locale |
| Depuis le 4 février, une nouvelle boutique de sous vêtements (« Aux 2 sous ») a ouvert ses portes en plein centre ville au 3 rue Jean jacques Rousseau. Ce magasin va en ravir plus d’une et plus d’un ! Ce sont des étalages de lingeries plus affriolantes les unes que les autres que l’on découvre « Aux 2 sous ». Soutien gorges à strass, nuisettes en dentelle, bustiers, string et shorty de toutes tailles et de coloris variés se succèdent à des prix incroyables:
- soutien gorges 4€
- string 2€
- shorty 3€
- ensemble 6 à 10€
- nuisette 10€ |
/reportages-bourg-en-bresse/actu-locale/Des-dessous-a-2-sous-1222.html
| | SolidarUté : mission accomplie ! 21 Mars 04 |
| actu-locale |
| Et c’est ainsi qu’en plus de cinq jours de collectes de tickets auprès des étudiants dans les principaux Restaurants Universitaires de la ville (Condillac, Barnave, Arsonval, Diderot, Home étudiant), un concert a été mis en place.
Le 2 mars au soir avait lieu à l’Espace Vie Etudiante, un concert des “Liga Quuntana” auquel tout le monde était convié moyennant 2 tickets RU.
Le président de l’UEG (Benoît) explique ce choix “on a une volonté de donner un côté festif à cette opération mais c’est aussi un moyen de faire un échange avec les étudiants qui donnent un peu pour les autres, c’est une façon de leur donner nous aussi un peu en échange de leurs dons”.
En cette année 2004, la collecte a été plus fructueuse que les précédentes : environ 1570 tickets ont été comptabilisés. Tous les tickets ont été remis le 11 mars à Mme Garnier Anne (responsable du service social) dans l’enceinte de la cafétéria Barnave.
Tout ce butin sera donc partagé entre les étudiants les plus nécessiteux afin qu’ils puissent manger convenablement jusqu’à la fin de l’année universitaire : « l’aide alimentaire est un besoin primaire, il faut éviter aujourd’hui que les étudiants tombent dans une précarité grave ».
Ces quelques mots résument bien le but de cette opération, c’est pourquoi toute l’équipe de Dinoutoo tient à remercier et encourager l’UEG pour cette action mais aussi toutes les personnes qui ont donné un peu pour les autres.
RDV donc l’année prochaine pour (espérons le !) une nouvelle collecte encore plus conséquente que cette année.
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/reportages-bourg-en-bresse/actu-locale/SolidarUte-%3A-mission-accomplie-%21-1223.html
| | Baptême Terre pour Benji Amaudru et la 206 XS 13 Mars 06 |
| sport |
| C’est chose faites désormais avec trois après midi et soirées de roulage durant ces 15 premiers jours de février. Avec des conditions météos et de grips à chaque fois différents, le cadet Amaudru a pu avoir un aperçu de ce qu’il attendait en 2006, que ce soit au niveau du travail à accomplir, ou des joies que cela peut procurer. Avec les précieux conseils de son frère Franck, ainsi qu’aux bases assimilées lors des stages sur terre effectués, on a pu déjà noter de nets progrès dans le feeling de ce jeune de 19 ans. La paire Amaudru / Ottermatt attend avec impatience leur prochaine expérience lors de la séance d’essais précédent l’Auxerre, dans le but d’en apprendre encore un maximum.
« Avec ces 3 petits roulages de début saison, on a pu déjà tirer quelques conclusions et gravir quelques marches. Au fil des kilomètres je gagnais en confiance me permettant d’apprendre plus sereinement. D’autant plus que nous avons pu rouler sous des grips très différents, de jour comme de nuit. Tout cela est bon pour le moral. » Commentait Benji.
Prochain rendez vous pour le trio 206 XS / Amaudru / Ottermatt, une grosse séance d’essais, sur terre de nouveau, dans le but d’optimiser les derniers points avant la 1ère manche du Volant 2006 édition 2006, le rallye terre de l’Auxerrois. D’ici là, la recherche active de partenaires sera au programme de ces deux jeunes, en plus de leur préparation physique.
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/reportages-bourg-en-bresse/sport/Bapteme-Terre-pour-Benji-Amaudru-et-la-206-XS-1412.html
| | MUSAK ! 20 Mars 06 |
| culture-et-spectacles |
| Les Hurlements d’Lèo
Les Hurlements d'Léo, c’est une aventure humaine qui se déplace aux quatre coins du monde (pays de l’est, Allemagne, Hongrie, Russie, Japon, Australie, USA, Canada).
Au confluent de la java, du rock acoustique et des musiques de l’est, les Hurlements d’Léo poussent la chansonnette autour d’une instrumentalisation variée.
Guitare, violon, accordéon, trombone, batterie, contrebasse, trompette, saxophone, et piano (…) se côtoient sur scène pour un rendu des plus appréciables.
Tout commence en 1995 à Bordeaux, les Hurlements entament leur parcours musical dans les bars de la ville où ils prennent un grand plaisir à mettre l’ambiance.
En 1999, les HDL auto produisent « Le café des jours heureux ». Ce premier opus leur permet d’imposer leur style dans la scène festive et surtout d’imposer leur nom.
Une année s’écoule pendant laquelle les HDL forgent leurs expériences sur scène avant de sortir un nouvel album « La belle affaire ». Ce 2ème opus continue dans la même lignée que son précédent sur des textes réalistes et poétiques inspirés de faits de société.
Les deux premiers albums se caractérisent par des chansons qui racontent un certain vécu, et qui mettent en avant des petites choses de tous les jours. Le café des jours heureux raconte la vie du quartier. On y présente, l’accordéoniste, Louise, Le ptit monsieur en gris sur des textes festifs et java.
Affectionnant tout particulièrement les contacts humains et le partage d'expériences, ils n’hésitent pas à s’investir dans des projets parallèles. On retiendra un des projets phare qui a réuni 2 groupes aux valeurs communes à savoir Les Hurlements d’Léo et Les Ogres de Barback pour une seule et unique famille, Un air, deux familles
En septembre 2005, ils enregistrent leur 6ème album dont la sortie est fixée pour début mars 2006. A cette occasion, ils démarrent une tournée en Allemagne, France, Australie, Russie.
www.hurlements.com |
/reportages-bourg-en-bresse/culture-et-spectacles/MUSAK-%21-1426.html
| | Printemps musical sur l'agglo 03 Mai 06 |
| culture-et-spectacles |
| L'ADAEP accueillait le mercredi 8 et jeudi 9 mars le festival des Nuits Unplugged, un événement musical local organisée à chaque printemps depuis quelques années maintenant. 'Unplugged', qui signifie 'débranché', dans la langue de Shakespeare. Donc des concerts plutôt en acoustique, mais cela ne nuit en rien à l'énergie et l'engouement qui accompagne ce festival.
Organisée par le BDA Zone Arts en partenariat avec MUS'ACT, l'ADAEP et Cephaloprod (tourneur de plusieurs groupes programmés cette année), cette 6ème édition regroupait six formations de chanson française évoluant dans des univers très différents. PATRICK WALSH, DAHLIA et MARTIN RAPPENEAU le 8 mars, SUPER GONZO, LES TIT'NASSELS et AS DE TREFLE le 9.
Le deuxième soir de ce festival mettait à l'honneur trois formations dont le principal point commun est un goût prononcé pour le spectacle, où les textes et les expressions prennent toute leur importance. Première partie de soirée avec SUPER GONZO, chanson théâtralisée à l'humour noir quelque peu décalé. La seconde fut assurée par LES TIT'NASSELS, deux sympathiques musiciens polyinstrumentistes aux textes sincères inspirés du quotidien, de leurs aventures et déboires, toujours déclinés sur un ton convivial et joyeux, avec cette façon unique de ne rien prendre au sérieux. Sur scène, Axel et Sophie prennent un plaisir presque palpable à faire participer leur public, au cours d'un spectacle où ils nous poussent à partager quelques notes d'insouciance et de bonheur. Après un premier album autoproduit "Pareil" sorti il y a deux ans, et maintenant "Crac !", leur dernière galette dont ils font actuellement la tournée de promotion.
L'énergie endiablée et l'ensorcelant violon d'AS DE TREFLE auront eu raison des irréductibles. Les tourangeaux, chansons festives en bandoulière et de l'enthousiasme à revendre, se sont visiblement fait plaisir à nous faire plaisir en nous présentant un medley de leurs précédents albums dont le dernier album live sorti l'année passée, "Merci bonsoir !". Un chanteur-guitariste charismatique, une charmante violoniste, un bassiste sautillant et un batteur tonitruant, tous d'une générosité scénique et une convivialité exemplaires. A revoir absolument sur scène dès qu'ils reviendront dans la région !
TIT'NASSELS dernier album "Crac !" sorti depuis 2005, disponible chez tous les bons disquaires. www.titnassels.com
AS DE TREFLE dernier album CD / DVD live "Merci bonsoir !" sorti depuis 2005, disponible chez tous les bons disquaires. Retrouvez toutes les dates de leur tournée sur www.as-de-trefle.com
L'ADAEP 163, cours Berriat 38000 Grenoble www.adaep.org |
/reportages-bourg-en-bresse/culture-et-spectacles/Printemps-musical-sur-l-agglo-1460.html
| | Nouvel album pour les 90C 03 Avril 06 |
| artistes |
| ...égante simplicité.
L'indic le mag'
A ne pas manquer
Mercredi 5 avril à 20h - Bourg-les-Valence à l'Annexe
Vendredi 7 avril à 20h30 - Crest à L'eden
Samedi 15 avril à 20h30 - Montélimar au Théâtre du Fust
Vendredi 12 mai à 20h30 - St Marcel-les-Valence à la Salle des fêtes
www.les90C.com
... TOURNEE 2006 :
05/04/06 : L'Annexe, BOURG LES VALENCE (26
07/04/06 : L'eden, CREST (26)
15/04/06: Théâtre du Fust, MONTELIMAR (26)
21, 22/04/06 : Café des Arts, GRENOBLE (38)
26, 27, 28/04/06 : Kiron Espace, PARIS (75... |
/reportages-bourg-en-bresse/artistes/Nouvel-album-pour-les-90C-1465.html
| | Festival Vice et Versa 09 Mai 06 |
| culture-et-spectacles |
| - Le mardi 9 mai, en ouverture de l’édition 2006, la déficience auditive sera mise à l’honneur avec la projection du film documentaire Le pays des sourds de Nicolas Philibert au cinéma le Navire de Valence.
Projection qui sera suivi de témoignages et d’une rencontre avec des personnes sourdes.
- Les après-midi du mercredi, du samedi et du dimanche s’adresseront à un public familial.
Vous pourrez ainsi assister à deux spectacles accessibles aux personnes malentendantes et aux tout petits : Peter Pan et Princesse Tinntam font leur cinéma et Nos loups.
Quatre autres spectacles seront consacrés aux cinq sens : L’odorat goût vu par Louis Touchet et Du rififi dans le potager pour les formes théâtrales ; Sens Uniques et Les souvenirs d’aujourd’hui pour l’expression corporelle.
Le spectacle de marionnettes Jazir aborde le terme de la différence en nous contant l’histoire d’un animal pas comme les autres qui atterrit dans une ferme traditionnelle.
- En soirée, le jeudi sera consacré à la danse et à la musique avec Margo de la compagnie Amalgame et Histoires d’impressions de L’ALS entrecoupé d’un set musical de Laforest. Le vendredi soir, la chanson aura une place de choix avec les concerts de Duo Soma et de Nadine Marchal.
Enfin pour la dernière soirée du festival, la compagnie IN-TIME vous proposera La Cabane dans le jardin, spectacle participatif autour de l’intime.
- Après le succès remporté par le repas dans le noir lors de la précédente édition, nous réitérons l’expérience cette année pour le plus grand bonheur de vos papilles, accompagné cette fois d’un apéritif et d’un digestif sonores (mercredi 10).
Vous pourrez également poursuivre l’exploration de vos sens en participant à un parcours sensoriel à travers le marché de Valence suivi d’une dégustation de vin à la cave Les Bouteilles (samedi 13). Nous vous proposons également de participer à des ateliers, des jeux sensoriels, une partie de torball (sport de balle pratiqué les yeux bandés et utilisant un ballon sonore) ou encore de faire votre baptême en planeur à l’aéroport de Chabeuil.
- Côté expositions, nous accueillons cette année les créations plastiques de Nadine Marchal ainsi que les photographies de Céline Canard des deux précédentes éditions du festival. Enfin Les yeux fermés, les doigts dans le nez est une exposition sensorielle rigolote autour des sens du toucher et de l’odorat qui vous entraîne les yeux bandés à la découverte de 15 « odeurs-palpables ». |
/reportages-bourg-en-bresse/culture-et-spectacles/Festival-Vice-et-Versa-1540.html
| | Le Cabaret Frappé, le festival d’été 100% culturel et original ( avec vidéo ) 15 Juil. 06 |
| culture-et-spectacles |
| 10 juillet - Entretien sans trucage avec Loran STAHL, directeur du Cabaret Frappé depuis 2004.
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JR : Loran STAHL, bonjour. On va se tutoyer, ça sera plus simple. Peux-tu nous raconter brièvement l’historique de ce festival, qui rappelons-le, souffle cette année ses huit étés ?
LS : Le Cabaret Frappé est, depuis 2002, complètement organisé par la Ville de Grenoble et est devenu le festival d’été de la Ville de Grenoble. Mon équipe et moi-même sommes employés toute l’année par la Ville de Grenoble pour travailler à l’organisation des festivités d’été mais aussi de l’organisation du grand concert d’été qui est donné en gratuit au parc Paul Mistral au mois de juillet, et nous sommes aussi les organisateurs de la cérémonie des vœux du maire, qui se déroule en janvier.
JR : Concernant l’évolution de ce festival au fil des années, peux-tu nous dire quels ont été les changements majeurs par rapport aux programmations antérieures, ce qui a été ajouté ou enlevé ?
LS : En terme de programmation, c’est d’abord un autre angle de réflexion sur la programmation en elle-même, car chaque programmateur a sa propre patte, sa propre grille de lecture de l’événement et des artistes qu’il programme. Ca, c’est quelque chose que j’ai amené et puis avec toute l’équipe du Cabaret une réflexion sur ce qui est un événement citoyen, c’est-à-dire organisé par le politique pour la population et dans quelle mesure ces notions de citoyenneté peuvent transparaître dans la programmation et en particulier, on a été sensible aux propos des artistes. C’est le cas cette année des MAHOTELLA QUEENS, de BONGA ou de ANTIBALAS qui chacun dans son propre pays d’origine a pris position sur le plan social, économique ou politique par rapport à la situation de celui-ci, donc il y a cette démarche humaniste des artistes à laquelle on est très sensible. Par cela, nous reprenons le principe originel de programmation du festival, qui existait avant notre arrivée en 2004, c’est-à-dire un regard à 360 degrés sur la création et une volonté d’ouverture au niveau des esthétiques. C’est un principe de fonctionnement qui m’a toujours beaucoup plu et que nous avons décidé de faire perdurer, avec l’empreinte de mon équipe et la mienne.
JR : Donc une programmation plus éclectique pour cette édition ?
LS : L’éclectisme était déjà présent dans la programmation, nous avons simplement pris en compte une proposition artistique un peu moins pointue, un peu plus différente par rapport aux éditions précédentes. Le principe fondamental du Cabaret Frappé est de pouvoir présenter de façon concomitante, c’est-à-dire avec la même force de communication, des artistes en devenir sur le plan régional ou national, et des artistes internationaux qui ont une très grosse réputation à l’étranger ou dans leur pays d’origine et finalement assez peu en Europe. Ce qui nous plaît, c’est de pouvoir faire se côtoyer des artistes fondateurs d’un genre, ce qui a été le cas avec ce double plateau mythique des JAMAICA ALL STARS et des WAILERS, et puis derrière, ouvrir le festival avec des artistes tels que DA SILVA ou MANSFIELD TYA, qui sont vraiment les jeunes pousses de la musique, le tout dans plein d’esthétiques différentes. L’idée est de proposer des thématiques : Chanson, musiques du monde, rock, électro… JR : Tu as en quelque sorte renforcé une idée qui était déjà présente sur les éditions antérieures à 2004 ?
LS : Tout à fait, c’est une idée intrinsèque à ce qu’est le Cabaret Frappé. Dans le même temps, on s’est battu pour que ce festival devienne le festival d’été de la ville et pour avoir une fréquentation extrêmement mixte et mélangée de 7 à 77 ans. On a apporté le concert gratuit pour les enfants et on a mis en place une halte-garderie parce qu’on s’était rendu compte que les familles avaient des contraintes qui ne leur permettaient pas de rester jusqu’à minuit. De cette manière, nous répondons à une attente des grenoblois et ainsi s’est développé un regard plus citoyen sur l’événement.
JR : Tu viens de répondre à ma prochaine question.
LS : Alors, au revoir !
JR : Non, attends, ce n’est pas fini…
JR : Pour parler des petits plus du Cabaret Frappé, la halte-garderie et les jeux sont-ils une demande du public ou leur création incombe-t-elle à votre équipe ?
LS : Le Cabaret n’est pas juste une proposition de concerts gratuits et payants, c’est un temps d’animation puisqu’on propose, en partenariat avec la Maison des Jeux, à partir de 17h tous les jours, une cinquantaine de jeux du monde entier pour toute la famille et ce, jusqu’à 20h. Le premier concert gratuit est à 19h au Kiosque et dure une heure, de 20h à 21h des lectures sont proposées au public dans la roseraie du Jardin de Ville et à partir de 21h, des concerts se déroulent sous le Chapiteau (Magic Mirrors, ndlr) dans la partie payante, et en parallèle pendant ces concerts payants, on projette de la vidéo à destination du public à l’extérieur du Chapiteau. Nous avons une programmation image assez importante, doublée cette année d’une programmation cinéma grâce à un nouveau partenaire, le cinéma Le Méliès, qui nous propose deux films diffusés en cinémascope sur la partie gratuite après les concerts payants. Par exemple, le jeudi 20 juillet, après le concert de KEITH B. BROWN, jeune bluesman qui nous fait une relecture du Delta Mississipi Blues à la fois complètement pure et très extravagante, sera projeté le film THE SOUL OF A MAN (de Wim Wenders) sur l’histoire du blues, où cet artiste joue le rôle de Skip James. Et le jeudi 27 juillet sera projeté GHOST DOG (de Jim Jarmush) après la prestation afro-beat de ANTIBALAS (collectif interracial de Brooklyn), une soirée qui sera donc placée sous le thème du mélange racial aux Etats-Unis.
JR : Pourquoi cette année la programmation se déroule-t-elle sur deux semaines au lieu de trois contrairement aux éditions précédentes ?
LS : Le festival a été réduit à deux semaines cette année, à cause d’une baisse de nos finances qui est assez considérable, qui n’est pas liée ni à notre activité ni à la volonté municipale de vouloir réduire celle-ci, mais plutôt à une période de récession qui fait que les évènements directement financés par les collectivités territoriales se retrouvent avec un budget moins important. L’Etat se désengage de la culture de façon assez phénoménale, du coup ce sont les collectivités territoriales, les régions, les conseils généraux et les municipalités qui en subissent les conséquences et le Cabaret Frappé indirectement aussi. Par contre, même si le festival a été réduit d’une semaine, nous avons gardé le même volume d’artistes, c’est-à-dire que nous accueillons 30 artistes sur le festival, ce qui est l’équivalent de l’année précédente donc l’offre pour le festivalier reste la même.
JR : Excellente démarche !
JR : Ma prochaine question est celle-ci : Penses-tu que la vocation du Cabaret Frappé soit devenue aujourd’hui plus que culturelle et divertissante, en servant de modèle et de motivation aux initiatives locales ?
LS : Est-ce que tu peux reposer cette question ?
JR : Oui, c’est vrai qu’elle est un peu longue.
LS : Il faut que je dise quand même un truc aux internautes, il fait beaucoup de ratures, vraiment beaucoup de ratures. LS : Je ne sais pas si le Cabaret Frappé à valeur d’exemple par rapport aux initiatives des autres et je n’en suis vraiment pas du tout persuadé. Par contre, ce qu’on peut dire du festival, c’est que mon équipe et moi-même nous nous sommes efforcés d’amener l’événement là où il est, c’est-à-dire un événement médiant, qui est donc un ‘‘petit grand festival’’, considéré comme le petit frère, tant au niveau de la programmation que de son budget, par le Paléo Festival, Les Vieilles Charrues, Les Eurockéennes de Belfort ou Les Francofolies de La Rochelle, bref, ces grands festivals qui ont pour mission de proposer les nouveaux artistes et les nouvelles scènes. Le Cabaret Frappé a été positionné dans le paysage des grands festivals tout en restant un événement médiant, avec une jauge à 800 places en payant, et nous sommes dans le Jardin de Ville de Grenoble qui a lui aussi une capacité limitée d’accueil, puisqu’on a atteint certains soirs jusqu’à 3000 personnes pour les concerts gratuits. On a eu 30 000 visiteurs l’année dernière et 40 000 en 2004, et on en attend 30 à 35 000 cette année. Ca a fait de ce festival un événement important en Isère, c’est déjà très bien pour la huitième année d’en être arrivé là, mais la vocation de cet événement est de rester à taille humaine, ne pas être pourri de publicité sur le site, ne pas faire en sorte que les artistes passent à la chaîne, essayer de prendre le temps de réfléchir à la belle qualité d’accueil du public et des artistes, et faire en sorte de proposer une atmosphère à tout le monde qui soit l’identité du festival. En même temps, on a envie de grandir mais il faut arriver à préserver ce que le festival porte en lui de beau, d’humaniste et de citoyen, parce qu’il est accessible et parce qu’il propose à la fois un temps d’animation et un temps de culture, et surtout parce qu’il est sur l’espace public. Le Cabaret est complémentaire des autres types d’organisation et je suis très fier de diriger cet événement, d’en être le programmateur dans la mesure où très peu de villes en France peuvent se targuer d’organiser un événement dit animatoire qui ait une aussi forte teneur culturelle. Pour tout ça, Grenoble est vraiment un cas unique. Voilà. Merci !
JR : Merci à toi d’avoir repris les rênes en 2004 !
JR : Après Olli & The Bollywood Orchestra, Souad Massi, Gilberto Gil, Emir Kusturica et le doublé jamaïcain de légende de cette huitième édition, quels seraient les artistes que tu rêverais de faire participer au Cabaret Frappé ?
LS : Ils sont tous morts (rires).
JR : Tu pensais à qui ?
LS : A John Lennon, par exemple. Je n’ai pas de rêve particulier, j’ai la chance d’avoir pu concrétiser beaucoup de mes rêves d’enfant et de fan, avant même d’arriver à Grenoble. Je ne fonctionne pas tellement sur des rêves, je n’ai pas de grand fantasme de vedette, mais c’est vrai que remonter un plateau avec Mohammed Ali (rires). Je déconne… mais sinon, à part organiser le Tour de France, non, je n’ai pas de grand rêve.
JR : Tu parles de cyclisme, c’est toujours mieux que de football…
LS : Ah non, c’est pareil, football, cyclisme, athlétisme, même combat… Même la pétanque… C’est pire que dans le spectacle, monsieur ! (rires)
JR : Pour en revenir à des choses un peu plus sérieuses, est-ce qu’on peut considérer que le Cabaret Frappé a atteint une certaine vitesse de croisière ou que chaque année est un nouveau challenge pour trouver des partenaires ?
LS : On a peut-être atteint l’âge de raison en terme d’organisation, parce que c’est la troisième année pour nous avec la même équipe et on commence à bien maîtriser le contexte dans lequel on évolue et on travaille, mais c’est une remise en question chaque année, oui. Chaque année, au moment des bilans, il faut tout renégocier et tout remettre à plat. Mais c’est un peu le propre de cet événement, de se remettre en question. Si on ne le faisait pas, peut-être qu’on s’endormirait et qu’on passerait à côté de ce qui fait notre réputation en dehors de l’Isère, en Rhône-Alpes et au-delà. Pour donner un exemple plus précis, la programmation 2005 du Cabaret Frappé s’est retrouvée quasiment entièrement en actualité au mois de novembre à Paris. Donc, notre boulot consiste tout au long de l’année à fouiner, à chercher, à sentir les artistes qui vont rencontrer un vrai succès au courant de l’année et pas à faire participer les artistes qui ont déjà remporté un vrai succès. On se met en recherche dès le mois d’octobre et jusqu’en février des artistes que l’on va proposer en juillet. J’ai personnellement des affinités avec certains styles ou certains artistes et d’autres moins, mais il y a toujours un regard sur le travail de l’artiste qu’on situe aussi par rapport aux média ou aux autres évènements auxquels ils ont participé. On va entendre parler de la qualité de tel ou tel spectacle et, même si on n’est pas friand de ce type d’esthétique, on va se faire sa propre idée et effectivement, on va programmer cet artiste s’il on estime que l’on peut le programmer au Cabaret. Le public aussi à ses propres attentes, et on essaie de prendre en compte ces attentes. On concocte donc nos petites recettes qui sont des thématiques, que l’on propose chaque jour et où les ingrédients sont les artistes, où tout est une affaire de dosage, entre les genres musicaux, les intentions, les émotions et les discours, et c’est cela qui crée l’atmosphère générale.
JR : Comment vois-tu les futures éditions du Cabaret Frappé et qu’aimerais-tu y voir se développer ?
LS : Comment je vois la suite ? Je la vois bien, la suite. Cette année, on fait une proposition sur le festival, réduit à deux semaines, avec des journée thématiques plus précises. On a une billeterie en prévente qui répond mieux que les années précédentes donc je suis impatient de voir quelle va être la réaction du public par rapport au dispositif. On travaille avec une nouvelle structure qu’on ne connaît pas et qu’on ne maîtrise pas, donc avec plein d’inconnu par rapport à ça. On a vraiment réfléchi à bonifier, à faire en sorte que la proposition artistique et le dispositif soient plus conviviaux et plus attractifs et on vérifiera ça ou pas à la sortie du festival et c’est seulement après qu’on pourra parler de l’avenir. Pour ma part, j’aime beaucoup l’idée que le concert d’été ait été rattaché au festival, ça crée un appel d’air dans la communication locale, régionale et nationale qui permet d’asseoir le festival et de lui donner un peu plus d’importance. Je pense que c’est une opération qui sera reconduite, comme on dit, on ne change pas une équipe qui gagne. Je ne me projette pas dans l’avenir, je suis dans la gestion de l’instant à moins d’une semaine du lancement du festival. Voilà.
JR : Une toute dernière question, posée par notre caméraman, pourquoi avoir choisi le Jardin de Ville plutôt qu’un autre endroit ?
LS : Je ne pourrais pas te répondre, je pense que le Jardin de Ville offre un cadre bucolique qui a poussé l’équipe municipale a choisir ce lieu et puis il y a une histoire aussi par rapport au Jardin de Ville ; dans les années 50-60, il y avait des grands concerts qui y étaient organisés, toutes les tournées de variété française de l’époque des yé-yé se passaient ici et même avant-guerre, il y a toujours eu des spectacles au Jardin de Ville, le kiosque à musique jusqu’à la deuxième guerre mondiale était fréquenté tous les dimanche par une guingette donc voilà, c’est historique à la ville de Grenoble et ce choix pour le Cabaret Frappé vient de cet héritage.
JR : Merci Loran d’avoir répondu à nos questions. J’espère te croiser sur le festival, ainsi que ton équipe.
LS : Merci. Je vous y attends tous et toutes, soyez les bienvenus au Cabaret !
Propos recueillis par Jérôme alias ‘Ooze’ (rédacteur)
accompagné par Alexandre ‘Harmonius’ (caméraman)
et Dominique Joguin (photographe).
Quelques temps forts de la 8ème édition du Cabaret Frappé : Grand concert gratuit du 6 juillet avec THE JAMAICA ALL STARS et THE WAILERS, le 20 juillet avec KEITH B. BROWN (country blues), le 21 avec TROY VON BALTHAZAR (pop intimiste) et MERZ (électro-folk), le 25 avec BUMCELLO (électro débridée), le 26 avec KATERINE (chanson enflammée), le 27 avec ANTIBALAS (afro-beat orchestra), le 28 avec THE INFADELS (électro rock) et le 29 avec WAX TAILOR (électro cinétique).
Voici le lien pour télécharger la vidéo directement. (Clic droit/enregistrer la cible du lien sous)
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Plus de renseignements sur le site internet du festival > www.cabaret-frappe.com ou au 04 76 00 76 85 |
/reportages-bourg-en-bresse/culture-et-spectacles/Le-Cabaret-Frappe%2C-le-festival-d-ete-100%25-culturel-et-original-%28-avec-video-%29-1700.html
| | Apprendre en s’amusant pour Benji Amaudru… 19 Juil. 06 |
| sport |
| Après un bon 1er jour au terre du Provence, malgré des ennuis mécaniques dans la dernière ES, Benji et Kévin reste sur une sortie de route éliminatoire le dimanche.
Depuis ils n’ont pas eu l’occasion de remonter dans leur 206, après avoir fait l’impasse sur la manche Limousine du Volant Peugeot.
Alors que le budget fut difficilement bouclé, Benji aborde cette manche, certes pas aussi bien que les deux précédentes, mais de façon plutôt positive :
« A 1ère vue, on aurait pu espérer aborder un peu mieux ce rallye, mais que ce soit mentalement ou physiquement, je sais qu’avec Kévin nous serons prêts. Nous allons nous faire plaisir, avec une voiture plaisante, dans un cadre sympa, et au milieu d’un plateau relevé. C’est déjà très bien. Néanmoins cela ne nous empêchera pas de continuer à apprendre, avec notamment l’essai pour la 1ère fois d’un nouveau système de prise de notes entre nous. Même s’il n’est pas simple de rester sur une sortie de route, et de ne pas avoir le droit à l’erreur pour ne pas très fortement compromettre le reste de notre saison, je sais très bien que cela ne nous tétanisera pas. Il faudra juste commencer doucement afin de reprendre confiance. »
Si la motivation de l’équipage, ainsi que de toute l’équipe 2B, reste intacte, il faudra donc faire en sorte de ramener une voiture indemne le dimanche soir. Car si le rendez-vous tant attendu du rallye du Mont-Blanc en septembre ne veut pas être manqué, il faudra commencer par être sage dans l’auto……sage comme deux enfants un jour de rentrée des classes et non pas comme 2 petits diables un dernier jour d’école. Faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux, voilà la phrase clé du week-end à venir.
Avec comme objectif de finir, de s’amuser, d’engranger de l’expérience et d’improviser un éventuel nouveau but pour l’étape dominicale, Benji Amaudru & Kévin Ottermatt iront à Langres dans la bonne humeur, et espèrent y revenir avec un grand sourire, afin de vous faire partager avec eux un éventuel bon week-end.
Verdict dimanche soir, et résumé lundi sur www.benjaminamaudru.com
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/reportages-bourg-en-bresse/sport/Apprendre-en-s-amusant-pour-Benji-Amaudru%85-1710.html
| | La série noire continue pour Benji Amaudru 27 Juil. 06 |
| sport |
| Le samedi, tout allait pour le mieux, malgré un démarreur défaillant (rapidement réparé) dès l’ES 2, et une crevaison, amputant la roue avant droite de la lionne du team 2B Auto Sport, pour la dernière moitié de l’ES 5, longue de 9,81 kms.
Dans la dernière ES du jour, la 6ème, c’est le concurrent juste devant eux qui les gênait, alors que ce dernier roulait en warning dû à un problème mécanique.
Mais Benji Amaudru se sentait de mieux en mieux, en roulant plus propre et plus vite qu’au dernier rallye. Il rentrait à la 27ème place du volant Peugeot le soir de l’étape 1 sans avoir commis de fautes de pilotage.« Avec Kévin on ne pensait pas qu’on se sentirait bien aussi vite, sachant que nous n’étions pas remontés dans la 206 XS depuis la sortie de notre dernier rallye. Le temps d’adaptation à notre nouveau système de note a été bien plus court que prévu, même si lors de l’ES 1 ce ne fut pas très simple de se comprendre parfaitement. Malgré la crevaison qui nous fait perdre du temps, nous sommes pas mal en performance, et nous arrivons à réduire l’écart avec les pilotes devant nous, ce qui est signe de progrès. Le temps perdu dans « le coffre » du concurrent précédent ne fut pas énorme, il nous a juste bloqué dans un sous bois où il ne passait pas une voiture et un vélo côte à côte. Mais il a était très fair-play en nous laissant tout de suite le doubler à la sortie du bois. » Tout s’annonçait pour le mieux pour l’étape 2. |
/reportages-bourg-en-bresse/sport/La-serie-noire-continue-pour-Benji-Amaudru-1719.html
| | SZ rencontre FLUID IMAGE 29 Juil. 06 |
| culture-et-spectacles |
| Un projet loin d’être aussi éphémère qu’il puisse paraître car la création devrait s’exporter dans d’autres villes de l’Hexagone. Fort d’une précédente tournée qui les a mené jusqu’en Belgique et à Paris, SZ prépare aussi un deuxième album pour l’année prochaine.
Discographie de SZ : ‘Home recording / Live recording’ double album (Drunk Dog records) disponible chez tous les disquaires en France.
Plus de renseignements >>> www.fluid-image.net
www.cabaret-frappe.com
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/reportages-bourg-en-bresse/culture-et-spectacles/SZ-rencontre-FLUID-IMAGE-1724.html
| | Ultime soirée du Cabaret Frappé 01 Aout 06 |
| culture-et-spectacles |
| Après deux semaines de Cabaret Frappé (au lieu de trois pour les précédentes éditions), on éprouve une grande marque de respect et d’admiration pour l’équipe d’organisation, en pensant à la fatigue bien sûr mais aussi à l’organisation et à ses aléas et obligations (défaillances techniques et humaines, souci de qualité d’accueil des festivaliers et des artistes…). Le Cabaret Frappé huitième du nom semble avoir été une fois de plus une réussite.
Un grand merci à l’équipe du Cabaret Frappé tout particulièrement Loran Stahl, Vincent Brocker, Gaëlle Vigné, Christophe Dubois, Marc Erdinger, François Edin, Marianne Girard, Maëva Toffa, Frédérique Voldoire, Clara Fontanel, ainsi que les nombreux bénévoles qui y ont participé. Un grand merci aussi au ‘Petit Prince’ (Abdé et Léo) pour les petits plats et les dîners sur le pouce, ainsi qu’au ‘Monte-Cristo’ pour nous avoir permis de filmer au 1er étage (APPLE JELLY en acoustique, dont le titre ‘Radio’ sera sur leur 2ème album qui sort en mars 2007). |
/reportages-bourg-en-bresse/culture-et-spectacles/Ultime-soiree-du-Cabaret-Frappe-1728.html
| | Interview de Merz (bilingue) 08 Aout 06 |
| culture-et-spectacles |
| ... que vous avez traversé. Quelles sont les influences que vous avez ramené pour étoffer votre musique ?
MERZ : Fifty-one countries now. I went to Sweden for the first time… And yes, I made a lot of travels with always music only, I was never a traveller like a hippie, like a bag-packer, like young... |
/reportages-bourg-en-bresse/culture-et-spectacles/Interview-de-Merz-%28bilingue%29-1729.html
| | Musiques actuelles : Cuvée Grenobloise n°6 24 Jan. 07 |
| culture-et-spectacles |
| 2007 est la 6e année consécutive que Dynamusic, en association avec le Magic Bus – disquaire indépendant grenoblois – propose la Cuvée Grenobloise, compilation indispensable pour s’affranchir de ses lacunes musicales. Destinée dans un premier temps à faire connaître les artistes émergents de la scène locale auprès des professionnels du spectacle et des médias, la Cuvée Grenobloise a aussi un but de sensibilisation du public. Dans les bacs depuis début janvier, vous pouvez retrouver cette compilation chez tous les bons disquaires locaux.
Plus de deux cents artistes et formations musicales sont répertoriées dans l’agglomération grenobloise et ses alentours, preuve en est que le tissu musical local est riche et varié. 60 d’entre eux ont postulé pour figurer sur cette édition et 20 ont finalement été sélectionnés. Si cette édition n’est pas marquée par un très large éclectisme, qui était plus présent sur les précédentes Cuvées (faute de groupes candidats en reggae, hip-hop ou musiques électroniques), vous pourrez néanmoins en apprécier la qualité. Voici la liste des groupes : |
/reportages-bourg-en-bresse/culture-et-spectacles/Musiques-actuelles-%3A-Cuvee-Grenobloise-n%B06-2055.html
| | DJEMDI à La Bobine 25 Jan. 07 |
| culture-et-spectacles |
| Dans cet univers où l’imaginaire est fertile, la place de l’image était une facette artistique à développer. C’est ainsi tout naturellement que William Belle, photographe, a su créer et intégrer les visuels qui composent le décor scénique. De teintes sombres aux couleurs chatoyantes, l’image s’anime et se métamorphose autour des musiciens, rendant l’ambiance plus vivante encore.
Forts d’un premier album remarqué, intitulé "1+1+1+1=1" et sorti début 2006, DJEMDI a déjà partagé la scène avec des artistes de renom. On peut retrouver "Bleu", un des morceaux de cet album, sur la compilation Cuvée Grenobloise 2007 (cf. article précédent).
DJEMDI sera sur scène le 16 mars prochain avec PEP’S, LES TIT’NASSELS et SIMEO au Summum de Grenoble, pour le premier concert de promotion de la compilation "Pas vu à la TV" regroupant 70 artistes de la scène française, d'horizons musicaux très variés. |
/reportages-bourg-en-bresse/culture-et-spectacles/DJEMDI-a-La-Bobine-2058.html
| | INLAND EMPIRE de David Lynch 07 Fév. 07 |
| artistes |
| INLAND EMPIRE de David Lynch – sortie en salles le 7 Février
"Une histoire de mystère. Au cœur de ce mystère, une femme amoureuse et en pleine tourmente". Ainsi se présente Inland Empire, par ce maigre synopsis, une nouvelle porte s'ouvre sur l'univers tortueux et obsessionnel du cinéaste américain David Lynch. Rideaux rouges, couloirs sombres, musique des années 50, terre d'Hollywood, les adeptes de Mulholland Drive (son précédent opus - 2001) et de Lost Highway (1997) ne seront pas dépaysés par ce nouveau labyrinthe mental mais seront sans doute déconcertés par la nouvelle esthétique savamment négligée de ce chantre du cinéma moderne. Inland Empire est le faux jumeau de Lost Highway. On se souvient de cette immersion dans l'inconscient de Fred Madison, cet homme rendu malade et schizophrène par la jalousie, persuadé que sa femme le trompe. Inland Empire part du même postulat mais du point de vue de la femme. Laura Dern (dont c'est le 3ème film avec Lynch après Blue Velvet et Sailor et Lula) incarne Nikki, une actrice de cinéma qui tombe amoureuse de son partenaire de jeu; mariée à un homme possessif, elle somatise son adultère et tombe dans les affres de la culpabilité.
À l'égal de Lost Highway, Inland Empire développe un incroyable puzzle psychologique, brisant les logiques d'espace et de temps, enchevêtrant le rêve, le jeu, le faux à la réalité qui s'en trouve indiscernable. Lynch adopte pour ce film une démarche toute particulière, écrivant le scénario du film au fur et à mesure que les scènes se tournent. L'emploi d'une petite caméra DV (il utilise la Sony PD-150) trouve sa logique dans cette méthode qui s'apparente beaucoup à l'écriture automatique des surréalistes. Libérer l'inconscient et ne pas étouffer son scénario dans une structure trop rationnelle et construite.
Le tournage a eu lieu à deux endroits différents: la ville de Lodz en Pologne et à The Inland Valley, une région de la Californie du Sud où réside le réalisateur mais sans savoir si les images tournées seraient utilisées. Lynch aime la loi du hasard, des rencontres fortuites et d'ailleurs le titre du film lui fut inspiré au cours d'une conversation par le nom du quartier où vit Ben Harper (le mari de Laura Dern): Inland Empire à Los Angelès. Fasciné par les nouvelles possibilités numériques, Lynch exploite les imperfections de la DV: image hypergranuleuse, mise au point flottante, lumière contrastée, très gros plans déformants sur les visages. Il explore le corps de ses acteurs comme une terre inconnue, fuyant la belle image, à la recherche du visage de la terreur. Inland Empire est un vrai film sur l'angoisse et la peur primitive.
Laurent Devanne www.kinok.com |
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| | ACROPOLYS, la puissance hybride 20 Fév. 07 |
| culture-et-spectacles |
| Malgré la violence des riffs, le son que distille la formation est enrichi d’une intensité positive, avec des morceaux d’énergie et de spiritualité, notamment grâce aux influences variées de chacun des membres. Toujours ce côté hybride.
Tout aussi accrocheur que déroutant, le premier EP 5 titres éponyme d’ACROPOLYS, est sorti en décembre dernier et il s’annonce être par ailleurs les prémices de leur premier album. Sur les cinq morceaux de ce CD, on retrouve, sur un peu plus de vingt minutes, le savant cocktail d’émotion et de rage dont eux seuls connaissent la préparation… Ce disque est, pour l’instant, uniquement disponible par correspondance via leur myspace ou à la sortie de leurs concerts.
Etant allés les voir sur scène en décembre dernier (avec BUD SPENCER’S CLOUT et BITTER SWEET), nous avons pu remarquer l’aisance scénique des musiciens et le charisme de Sofiane au chant. Un précédent article fait d’ailleurs état de ce concert et c’est encore une fois que nous vous recommandons vivement d’aller les (re)découvrir sur scène.
Visitez leurs sites internet :
http://acropolyslesite.free.fr ou www.myspace.com/acropolys |
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| | DOEI, l'esprit dub 10 Mars 07 |
| culture-et-spectacles |
| DOEI est un groupe électro-dub grenoblois qui existe depuis 2003. Avec leurs nombreuses prestations lors de festivals en 2006 (dont le festival ‘Col des 1000’ et le festival ‘Magic Bus’ sur Grenoble et ses alentours), leur présence sur la compilation ‘Cuvée Grenobloise’ (cf. article précédent concernant la compilation), leur tournée régionale et la sortie de leur nouveau EP font une actualité bien chargée. En effet, "Kraft edition", sorti en février 2007 annonce la venue prochaine d’un album.
La spécialité de DOEI est l’alchimie entre bidouillage sonore et musicalités de l’Orient, pouvant amener les auditeurs jusqu’à l’état de transe collective. Batterie, basse, samplers mais aussi vielle à roue et cithare, voici la panoplie des instruments qui forment le collectif sur scène. Si effectivement la musique instrumentale et viscérale de DOEI prend toute son ampleur en live, vous retrouverez sur "Kraft edition" toute la langueur psychédélique du dub et l’infatiguable énergie de l’électro, renforcée de soupçons jungle et breakbeat sur les remixes. Au programme, 3 morceaux de DOEI et 3 remixes aux accents envoûtants et psychotiques… |
/reportages-bourg-en-bresse/culture-et-spectacles/DOEI%2C-l-esprit-dub-2151.html
| | Les carnets des rêveurs d’Afrique : Sète, Tanger, El Jedida 09 Avril 07 |
| actu-locale |
| Les nuages piquants des contrées alpestres cèdent le pas au soleil provençal, aux cyprès, à la plaine, et, enfin, la mer envahit l'horizon, le clapotis de la Méditerranée enchâsse la ville de Sète et … kof-kof-kof. La 4L de Philippe tousse, crache et calle. Un coup de cuillère à pot ; elle redémarre après ce petit caprice et nous mène au ferry.
C’est là un moment privilégié entre tous : juché sur le pont au 7ème étage, nous regardons la France s’éloigner de nous, le soleil s’endort sur la butte de Sète, les moteurs du bateau vrombissent… moment grisant… on laisse derrière nous ce que l’on connaît et on vogue vers un incertain où se dissimule un petit village qui attend notre arrivée.
Rêveurs d’Afrique
Les Carnets des rêveurs d'Afrique
Vendredi 6 avril 2007, Sète – Tanger
Une journée s’écoule sans que vraiment grand-chose ne s’y passe. Le bateau glisse sur une mer calme, on croise une tribu de baleines au loin, on attend pour manger… on attend pour les formalités douanières… on attend parce qu’il faut attendre.
Repos et parties de cartes, en attendant demain.
Rêveurs d’Afrique
Les Carnets des rêveurs d'Afrique
Samedi 7 avril 2007, Tanger – El Jedida
De la mer, Tanger offre le spectacle de deux facettes du Maroc actuel. Sur la butte, face au port, la vieille ville est un édifice blanc fait de maisons cubiques encastrées sur la colline dans un désordre ordonné caractéristique des villes méditerranéennes. Elle semble une extension géologique naturelle de la mer et de la colline.
La ville nouvelle, face à la plage, grimpe à longueurs d’immeuble modernes vers une croissance peut être parfois démesurée pour elle.
Il est 9 heures, nous accostons. Tanger dort encore. Les formalités de douane passées – sans encombre – nous traversons le centre ville – ses artères ordonnées où s’écoule un trafic désordonné – et rejoignons Rodolphe et Alfred, la dernière 4L qui manquait à notre équipage et qui a traversé toute l’Espagne depuis Lyon d’une traite pour ne pas manquer notre rencontre à Tanger.
L’autoroute marocaine est similaire à une autoroute européenne à quelques petits détails prés : la conduite parfois surprenante des marocains, les autobus qui roulent capot et portes ouvertes, les gamins au bord de l’autoroute, une vache sur le terre-plein central…
Nous passons Larache, Rabat, Casablanca. Le paysage du Nord est verdoyant. Les champs resplendissent d’un vert tendre, les abords de l’autoroute fleurissent. Nous roulons bon train jusqu’à Casablanca. On décide de s’orienter alors vers El Jedida, ville en bordure de la côte, le paysage devient plus sec, la végétation plus éparse.
Tout à coup, Gilles disparaît de nos rétroviseurs. Il s’est arrêté car sa boite de vitesse émettait des sons qui n’augurent rien de bien bon. Qu’à cela ne tienne, notre 4X4 le tracte comme une plume. Du coup, au péage, Gille paye le prix « remorque ».
Hélas, quelques tours de roue plus loin, la 4L s’immobilise pour de bon. Les mécaniciens s’affèrent sur le radiateur et le démontent aussi vite que s’il s’était agit d’un puzzle pour bambins. La boite de vitesse est HS et nous n’avons pas de quoi la changer. Le soir tombe.
Un groupe se charge du démontage de tout ce qui peut se démonter, et l’autre part à El Jedida quérir un camping et une boite de vitesse de 4L année 89.
« Pas de problème, je vous trouve ça demain matin », nous dit notre garagiste en ponctuant toutefois cette bonne nouvelle d’un « inch’allah » de circonstance. On négocie âprement le prix du camping (Alleeez, tu nous fait gratuit pour le chef et les gazelles ? … Non !!! Je peux pas baisser les prix. … Mais, on te fera de la pub sur Dinoutoo !)
La nuit est bienfaisante, seulement troublée par le chant du Muezzin à cinq heures du matin, pour la première prière. Nous nous rendormons au son les versets psalmodiés du haut du minaret.
Rêveurs d’Afrique
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| | khadrya Fadélia 03 Juin 07 |
| people |
| Cheikhna cheikh Muhammad Fâdil b. Mâmîn, né en 1797 dans le Hawd (région du Sud-Est mauritanien), réussit à fonder à l'intérieur de la confrérie mère, la Qâdiriyya, sa propre confrérie : la Fâdiliyya (Boubrik 1999). Il mourut en 1286/1869 1, laissant plus de quarante enfants. La gestion de l'héritage du fondateur fut donc la préoccupation majeure de la famille. Et comme dans chaque entreprise basée principalement sur le charisme personnel, la domination charismatique fut amenée à changer de nature avec la disparition du fondateur. Nous passons donc d'un modèle de fondateur à un modèle de gestionnaire (Elboudrari 1985b : 503). La routinisation du charisme et la manière dont fut résolue la question de la succession déterminèrent le devenir religieux et social de la confrérie (Weber 1995 : 326).
Muhammad Fâdil a mis en place, au cours du XIXe siècle, une stratégie qui lui a permis de s'imposer comme une figure religieuse. En plus de son charisme héréditaire et de son capital culturel mystique, Muhammad Fâdil développa un charisme personnel. Dans une société en crise dominée par les guerriers (hassân), le saint 2 s'imposa comme protecteur et sauveur. Son lieu de résidence devint non seulement un sanctuaire et un centre religieux, mais encore un centre social et politique.
Un des aspects importants de l'itinéraire et de l'action de notre saint fut cette interaction des domaines tribal et confrérique dans toutes les étapes de sa vie. Muhammad Fâdil réussit à (re)fonder la tribu des Ahl at-Tâlib Mukhtâr, en s'appuyant sur une légitimité religieuse et sur un capital charismatique. Le prestige religieux, qui s'exprima par la formation d'une tarîqa, ne tarda pas à se transformer socialement en leadership politique, comme ce fut le cas pour d'autres chefs confrériques, notamment Sidiyya al-Kabîr, dans le Trârza (Ould Cheikh 1991). En fait, dans le pays bidân 3 les fondateurs des confréries étaient souvent animateurs d'une fondation tribale.
Le chef confrérique devint un chef tribal sans pour autant s'affirmer comme tel ; Muhammad Fâdil voulait conserver son rôle religieux au détriment de son rôle tribal. Et rapidement, il confia à son fils al-Hadrâmî la direction des affaires sociales et politiques de la tribu des Ahl at-Tâlib Mukhtâr. Nous avons mis ici l'accent sur le caractère tribal de l'action du saint fondateur parce que cet aspect est important dans le devenir de la tarîqa et des héritiers.
Les premiers successeurs
D'après les écrits, Muhammad Fâdil ne désigna aucun successeur (khalîfa). Néanmoins il restreignit cette fonction à ses propres enfants. Quand une personne de son entourage lui posa la question du devenir des Ahl at-Tâlib Mukhtâr, après sa mort, il répondit : « Si je meurs, je les laisserai entre les mains de mes fils » (Wuld Muhammad Lahbîb : 347, N) 4. Dans les dernières années de la vie de Muhammad Fâdil, douze de ses fils atteignirent un statut spirituel et social important. Deux d'entre eux étaient installés l'un dans le Trârza (Sa'd Bûh) et l'autre dans la Sâgiya al-Hamrâ (Mâ al-'Aynayn). Ses autres fils demeuraient au service de leur père. Celui-ci réserva à chacun d'eux une place particulière et les combla d'éloges. Il avait néanmoins une légère préférence pour quelques-uns, comme le montre cette phrase : « Sîdî `Uthmân et Taqiyyu Allâh sont comme moi, et Ma al-'Aynayn et Muhammad al-Ghayth sont mieux que moi (khayrun minnî) » (Wuld Muhammad Lahbîb : 361, N).
Si la tradition écrite ne rapporte aucun élément décisif à propos de la question de la succession, la tradition orale 5 est, sur ce sujet, plus éloquente. Muhammad Fâdil choisit pour sa succession cinq de ses fils : Sa'd Bûh, Mâ al-'Aynayn, Sîdî `Uthmân, Taqiyyu Allâh, et al-Hadrâmî. Les deux premiers furent désignés très tôt pour aller s'installer hors du Hawd :
« Muhammad Fâdil a ordonné à Sa'd Bûh de se rendre au Gibla (Trârza) pour apprendre et Mâ' al-'Aynayn au Sâhal (Sahara occidental) pour enseigner. Il mit sur la tête de chacun un turban (`amâmat), Sa'd Bûh le turban de la science ésotérique (`ilm al-hâtin) et Mâ' al-'Aynayn celui de la science exotérique (`ilm az-zâhir) » 6.
La tradition s'appuie (voire s'inspire et se reconstruit) sur la réussite des deux personnages dans la conquête des deux régions ainsi que sur le succès dans les deux domaines de la science : Sa'd Bûh étant connu pour ses pouvoirs surnaturels, et Mâ al-'Aynayn pour sa production théologique extraordinaire, une cinquantaine de ses livres ayant été lithographiés à la fin du XIXe siècle au Maroc.
En réalité, ce partage et essaimage, connus au sein d'autres tarîqa, répondaient à deux objectifs : d'une part, éviter la concurrence entre les frères, de l'autre, assurer la diffusion et l'influence de la Fâdiliyya dans le pays bidân et au-delà. Ainsi, à la fin du XIXe siècle la tarîqa se propagea du Sénégal jusqu'au nord du Maroc.
L'étude de l'itinéraire de ces deux fils de Muhammad Fâdil témoigne de deux stratégies de conquête d'un espace ; conquête à la fois symbolique, religieuse, sociale et politique. D'une part Sa'd Bûh, se trouvant dans un espace occupé, fonda sa conquête sur un modèle de religiosité confrérique et se distingua ainsi du modèle régnant dans le Trârza. D'autre part, devant le pouvoir temporel de l'émir, il utilisa son pouvoir symbolique pour surmonter ses adversaires. Mais dès l'instauration de son autorité, il opta pour l'élargissement de sa base religieuse en s'orientant vers le sud du fleuve Sénégal. Son espace de résidence, peu accueillant, le poussa non seulement à chercher une clientèle lointaine, mais également à se rallier aux Français, force politique et militaire qui s'imposa au début du XXe siècle dans la région (Boubrik 1996).
Quant à Mâ al-'Aynayn, il s'employa dès son jeune âge à établir son pouvoir dans un espace hostile et peu sensible au discours religieux prôné par le saint. En revanche, l'absence d'un pouvoir religieux et politique fort dans la région contribua à la réussite de son projet. C'est en profitant d'une situation objective et surtout de son charisme, de ses qualités individuelles, de sa capacité d'agir sur le terrain, qu'il put s'établir au Sahara occidental. Il s'y distingua par son sens du politique et par une capacité remarquable à ancrer son pouvoir sur le terrain : alliances matrimoniales, fondation de cités, alliances avec des forces politiques influentes dans la région, rassemblement de tribus au nom du jihâd (Boubrik 1999).
La divergence de stratégie entre les deux frères était déterminée par le lieu de leur établissement. Remarquons que le parcours de Ma' al-'Aynayn fut marqué par une action politique très affichée, qui s'acheva par sa proclamation au titre suprême de sultan du Maroc en 1910. En revanche Sa'd Bûh resta dans une sphère religieuse. Son impact religieux s'inscrivit dans la durée. Jusqu'à maintenant sa famille compte des milliers de disciples, notamment au Sénégal.
Ces deux fils, qui n'étaient pas des candidats directs à la succession du saint fondateur, donnèrent à la tarîqa Fâdiliyya une dimension spatiale, religieuse et politique importante. Par ailleurs, les parcours de Sa'd Bûh et Mâ' al-'Aynayn comme celui du saint fondateur, infirme la thèse qui attribue à l'homme de religion un rôle principalement de médiation pacifique, ayant pour fin de conserver un certain équilibre dans une société menacée en permanence par les conflits segmentaires 7.
Revenons maintenant à la question de la succession et aux successeurs directs de Muhammad Fâdil dans le centre de la tarîqa. Au Hawd, ce fut Sîdî `Uthmân, le fils aîné de Muhammad Fâdil, qui succéda officiellement à son père après sa mort ; c'était une suite logique dans la tradition familiale, étant donné la place qu'il occupait auprès de son père. Enfant, il avait été « allaité » par Muhammad Fâdil. Ce dernier avait dit à propos de Sîdî `Uthmân : « Avant qu'il ait atteint le quarantième jour, sa mère tomba malade et il n'y avait personne pour l'allaiter, aussi lui ai-je donné mon nez (nawaltuhu anfî), il l'a tété jusqu'à plus soif » (Wuld Muhammad Lahbîb : 352, N).
Muhammad Fâdil exerça une double parenté à l'égard de cet enfant en remplaçant la mère dans ses fonctions maternelles initiales. La négation de l'héritage maternel nous la trouvons chez d'autres lignages saints, l'une des figures de sainteté dans le pays bidân est nommée bûbazzula (homme au sein) ; il aurait allaité tout seul son fils.
Cet acte de transmission fut suivi d'un second acte. Durant la cérémonie « de la coupe des cheveux », la mère de Sîdî `Uthmân demanda à ce que le père offrît une de ses esclaves à son fils. Muhammad Fâdil lui proposa plutôt de choisir pour Sîdî `Uthmân entre une esclave ou le statut spirituel (maqâm) de Shaykh Abd al-Qâdir aj-Jilânî (fondateur de la confrérie Qâdiriyya). Sans hésiter la mère opta pour le maqâm du grand mystique (Wuld Muhammad Lahbîb : 353, N).
Sîdî `Uthmân ne demeura pas longtemps à la tête de la Fâdiliyya puisqu'il décéda de la variole une année après la mort de son père. Ainsi le problème de la succession se posa de nouveau mais d'une façon plus ambiguë. Cependant, tous les fils de Muhammad Fâdil s'effacèrent, sauf deux d'entre eux : Taqiyyu Allâh et al-Hadrâmî. Selon certains récits oraux, Muhammad Fâdil avait confié à Taqiyyu Allâh la direction spirituelle et à al-Hadrâmî les affaires temporelles. D'autres avancent qu'après la mort de Sîdî `Uthmân, Taqiyyu Allâh fut élu à la succession mais, en raison de sa piété, il confia à son frère al-Hadrâmî la direction politique et les affaires temporelles. Une troisième version rapporte que Muhammad Fâdil avait désigné de son vivant al-Hadrâmî à la direction politique, et que ce dernier demanda à Taqiyyu Allâh de se charger des affaires religieuses.
Qu'importe les divergences entre les récits à ce propos, ce qui est essentiel ici c'est que tous mettent l'accent sur la division entre les charges temporelles et les charges religieuses, autrement dit sur la distinction entre la direction spirituelle de la tarîqa Fâdiliyya et la direction politique et sociale des Ahl at-Tâlib Mukhtâr. Nous pouvons nous demander si la scission entre les deux domaines fut imposée par les circonstances de l'époque qui nécessitaient une action sur les deux fronts afin de conserver et d'élargir d'une part l'influence spirituelle de la Fâdiliyya, et d'autre part l'influence sociale et politique de la tribu. Cette séparation du spirituel et du temporel résulta-t-elle d'un consensus entre les deux frères, après une confrontation pour le partage du pouvoir ? Il est difficile de donner une réponse à cette interrogation.
Ces deux personnages marquèrent l'histoire de la Fâdiliyya après la mort du père fondateur. Taqiyyu Allâh naquit en 1826, une date significative pour son père Muhammad Fâdil : « Muhammad Taqiyyu Allâh aura un grand avenir, il est né à la mort de Shaykh Sîdî Muhammad al-Khalîfa b. Shaykh Sîdî al-Mukhtâr » (Wuld Muhammad Lahbîb : 356, N). Il était fait ainsi allusion au dernier grand représentant de la Qâdiriyya saharienne, et dans le même sens il aurait dit aussi : « Si Dieu avait honoré Shaykh Sîdî al-Mukhtâr par [en lui donnant] son fils Sîdî Muhammad, pour moi il m'a honoré (karramanî) par Taqiyyu Allâh » (ibid.). De même, Muhammad Fâdil dit : « Quand Muhammad b. al-Aswad est mort, il a désigné Muhammad Taqiyyu Allâh pour sa succession » (ibid.). Muhammad b. al-Aswad fut l'une des références mystiques de Muhammad Fâdil.
Ces deux comparaisons avec Sîdî Muhammad -- successeur de son père Sîdî al-Mukhtâr al-Kuntî à la tête de l'autre branche de la Qâdiriyya --, et cette allusion à Muhammad al-Aswad signifiaient en soi une désignation implicite à la succession spirituelle, faite par Muhammad Fâdil en faveur de Taqiyyu Allâh. D'ailleurs, al-Mukhtâr w. Hâmidûn affirme que Taqiyyu Allâh fut le successeur de Muhammad Fâdil après sa mort (Wuld Hâmidûn, s.d. : 11).
Par ailleurs, Taqiyyu Allâh se distingua, parmi ses autres frères restés au Hawd, par sa réputation d'homme mystique. Ses multiples miracles (karâmât, sing. karâmat : prodiges des saints ; grâce probatoire) contribuèrent à forger cette image auprès de son entourage. Cette réputation fut renforcée par son départ en retraite vers le nord, dans la région de Tîgîgl qui se situe au nord-ouest de Walâta, un retrait considéré par la famille comme la preuve de l'aspect spirituel de ce personnage qui refusa toujours de se mêler des affaires mondaines. Avant son installation à Tîgîgl, Taqiyyu Allâh séjourna à Walâta pendant deux ans ; durant ce séjour, le qâdî de cette ville, At-Tâlib Babakr b. Ahmad al-Mustafâ al-Mahjûbî (m. 1917) 8, lui rendit visite, comme il en témoigne :
« [...] il était un saint (walî), savant (`ârifan), pieux (taqiyan), généreux, modeste [...] honoré (mu'azzaman) par tous, aimé (mahbuban) chez les savants et les saints (al-'ulamâ' wa as-sulahâ') [...] il était un éducateur -- sens mystique -- (murabbî), il reçut les disciples venus de toutes les régions [...] » (Wuld Ahmad al-Mustafâ al-Mahjûbî : 264-265).
Au cours de ce séjour, Taqiyyu Allâh obtint également, de la part des gens de Walâta, la reconnaissance de son statut de sharîf (descendant du prophète Muhammad) (Wuld Shaykh Mâmîn : 8). Notons qu'à son arrivée à Walâta, Taqiyyu Allâh avait subi certaines provocations. Il faut dire que les citadins de Walâta étaient moins accueillants en général envers les mashâyîkh (sing. shaykh) confrériques.
« Mohammed Taki Allâh est également resté longtemps à Oulata. [...] Mais quoique n'ayant pas eu les mêmes difficultés avec les habitants du pays que les Bekkay [la confrérie Bakâ'iyya], il l'a quitté, lui aussi, pour se fixer dans la partie méridionale du Tagânat » (Le Chatelier 1899 : 328).
Nous n'avons aucune précision sur la date de l'installation de Taqiyyu Allâh à Tîgîgl, mais il ne s'y installa probablement qu'après la mort de son père. C'est pendant cette période qu'il intervint auprès de l'émir de Tagânat, Bakkâr w. Swayd Ahmad, à la demande des tribus du Hawd. D'après le récit de Hayât al-'âbid al-awwal, des tribus hassân (guerrières) étaient arrivées au Hawd et avaient ramené un grand nombre de têtes de bétail vers le Tagânat. Tous les gens (ahl) du Hawd vinrent donc chez Shaykh Muhammad Taqiyyu Allâh et lui demandèrent d'aller au Tagânat pour récupérer leurs biens. Taqiyyu Allâh se dirigea alors vers le campement de l'émir Bakkâr w. Swayd Ahmad, lequel, à son arrivée, décampa sans prévenir ; mécontent, Taqiyyu Allâh envoya un émissaire à l'émir pour exprimer sa déception et l'avertir des risques de son comportement. L'une des filles de l'émir, étonnée de l'audace de Taqiyyu Allâh, s'adressa à son père : « Cet homme qui ose te parler ainsi sur le dos de Tagânat (zhar Tagânat) [dans ton propre pays, sans peur] ne peut être qu'un être exceptionnel (sha'n `azîm) » (Wuld Shaykh Mâmîn : 5). L'émir donna l'ordre de retourner chez le shaykh. Quand il le retrouva, Taqiyyu Allâh lui exposa les raisons de sa visite. Bakkâr w. Swayd Ahmad lui rendit les biens pillés et lui offrit, en plus, un cheval et un chameau qui étaient ses propres montures, en échange desquels l'émir lui demanda deux faveurs : « Je veux que tu me donnes un bout de tissu pour la bénédiction (thawb li-al-baraka) et que tu me garantisses que mon corps sera sauvé de l'enfer (tazman lî jasadî mina an-nâr) » (ibid.). La même source rapporte que cet émir fit allégeance spirituelle (bâya'a) à Taqiyyu Allâh. Entre le saint et l'émir, les rapports furent toujours marqués par le défi, mais ils aboutirent à une reconnaissance mutuelle avec un avantage en faveur du saint qui se vit sollicité pour protéger l'homme politique. Soulignons que l'émir Bakkâr w. Swayd Ahmad avait pris contact avec Mâ al-'Aynayn afin d'organiser le jihâd. Il fut tué le 1er avril 1905 dans une attaque menée par Frèrejean qui était chargé par Coppolani d'occuper le Tagânat.
Ainsi donc Taqiyyu Allâh représentait, dans la tradition, la figure spirituelle par excellence ; il était toujours solitaire dans des khalwa (retraite mystique) : « Il passe un, voire deux mois sans entrer sous un toit, sans manger, boire, ni parler avec qui que ce soit » (Sa'd Bûh b : 6). Néanmoins, son intervention auprès de l'émir démontre son engagement dans les affaires temporelles ; bien entendu il s'engageait en sa qualité d'homme de religion et non d'homme politique, mais il faut remarquer que chaque action, perçue comme religieuse, avait une dimension politique et sociale. Ceci dit, Taqiyyu Allâh n'effectua pas une retraite mystique complète, comme le veut la tradition orale et écrite de la famille.
Revenons à la deuxième figure. Aussitôt après la mort de Sîdî `Uthmân, dont les charges restèrent unies dans sa succession, al-Hadrâmî convoqua ses frères adultes à Mahmûda 9 et demanda au plus âgé d'entre eux, Muhammad al-Hassan, de prendre la succession. Ce dernier refusa et Muhammad Bûya (frère aîné germain de al-Hadrâmî) intervint en disant à al-Hadrâmî : « C'est toi que notre père avait chargé de cette responsabilité et personne n'a le droit de l'assumer à ta place » 10. Al-Hadrâmî accepta de prendre ces charges sous trois conditions relevant du partage des biens matériels de la famille. Ses frères acceptèrent cette décision, et chacun d'eux prit sa part de l'héritage du Shaykh Muhammad Fâdil.
Cette initiative de al-Hadramî marqua l'indépendance de chaque fils adulte dans des unités familiales élargies qui portaient le nom de `iyyâl et formèrent plus tard les principales fractions des Ahl at-Tâlib Mukhtâr 11. L'autonomie des `iyyâl ne fut que matérielle parce que toute la tribu fut placée sous le commandement de al-Hadrâmî. Ce dernier était pour Muhammad Fâdil son propre fils (il l'avait engendré) : « Al-Hadrâmî est le fils de mes côtes, comme s'il n'avait jamais été enfanté par une femme, comme s'il était issu de moi-même (al-Hadrâmî ibn dil'î hadhâ kaannahu mâ-marra bi-imra'atin min ba'dî bal ka `annama kharaja minnî) » (Wuld Muhammad Lahbîb : 357, N). Un autre exemple révélateur du déni de la filiation maternelle au profil de l'héritage paternel : « Ce fils des côtes » de Muhammad Fâdil devint le chef politique de la tribu des Ahl at-Tâlib Mukhtâr, et ce fut sous sa direction que la tribu se structura.
Pendant la vie de son père, al-Hadrâmî avait rempli plusieurs missions à caractère politique parmi les tribus de la région, notamment chez la chefferie des Mashzûf 12. Il avait été, en quelque sorte, le gestionnaire des affaires politiques et sociales de son père, et avait acquis ainsi une riche expérience.
Selon la tradition des Ahl at-Tâlib Mukhtâr, avant même leur victoire finale sur les tribus du Hawd, Muhammad Fâdil prédit l'avenir des Mashzûf et envoya son fils al-Hadrâmî à la rencontre de Wuld Lamhaymîd, leur chef. Al-Hadrâmî lui annonça que Muhammad Fâdil avait lu sur son front les mots suivants : « Le dévastateur des États (hâtik ad-duwwal). » Il lui promit qu'il dominerait tout le Hawd, mais à condition de s'engager à exonérer les Ahl at-Tâlib Mukhtâr d'impôt (maghram) et à leur épargner toute injustice. Le chef des Mashzûf accepta la requête de Muhammad Fâdil, et ce pacte fut respecté ensuite par tous les chefs Mashzûf 13.
Une autre version signale un incident qui, même s'il paraît contradictoire avec ce qu'on vient d'avancer, souligne le rôle de al-Hadrâmî comme représentant de la tribu dans ses relations extérieures, notamment avec le pouvoir politique dominant :
« Un jour, l'émir de Mashzûf passa à côté du campement du shaykh, il envoya un émissaire pour demander son maghram, le shaykh envoya son fils al-Hadrâmî avec le maghram ; en arrivant chez l'émir, al-Hadrâmî lui demanda la hadiyya (offrande) du shaykh ; convaincu par la légitimité de la demande du shaykh, il lui offrit sa hadiyya et prit son maghram » 14.
Chacun s'inclina donc devant la demande de l'autre, ce qui revenait à une reconnaissance mutuelle d'autorité et de légitimité.
À la tête des Ahl at-Tâlib Mukhtâr, al-Hadrâmî se distingua par les stratégies qu'il déploya pour donner à son groupe un poids social en négociant les questions territoriales, élargissant sa clientèle ; en même temps, et surtout, il permit à la tribu de récupérer d'anciens alliés tels que les Ahl at-Tâlib Abd al-Bâqî 15.
Par ailleurs Sa'd Bûh mentionne que al-Hadrâmî exerçait déjà son autorité sur la tribu, du vivant de Muhammad Fâdil (Sa'd Bûh b : 7). Cette autorité lui était reconnue plus tard par ses frères, lesquels l'avaient investi eux-mêmes de ce rôle : « Ses frères aînés lui ont remis le commandement (sallam lahu al-'amr) sans dispute ni obstination (jadal walâ `inâd), il a organisé (sâsa) les affaires de sa tribu (`ashîratihi) et a posé sa structure (wâda'a `asâsaha) sur les bases de la sharî'a [...] il a levé le déshonneur de sa tribu » (ibid.).
Toutefois le consensus autour de al-Hadrâmî comme chef politique des Ahl at-Tâlib Mukhtâr n'empêcha pas les oppositions internes. Sa'd Bûh évoqua les contestations que rencontra al-Hadrâmî dans son entreprise pour le contrôle de la tribu : « Il est jalousé par les siens, tantôt ils le fuient, tantôt ils incitent les gens à fuir. [...] Les membres de sa tribu ne se sont soumis à lui que sous la contrainte et non volontairement (dânat lahu riqâbu `ashîratihi kurhan lâ taw'an) » (ibid.).
Avant sa mort, Taqiyyu Allâh rassembla ses fils et « les incita à la soumission à leur oncle Shaykh al-Hadrâmî » (Wuld Shaykh Mâmîn : 6). Ces indices montrent que l'autorité de al-Hadrâmî était l'objet de certaines contestations internes.
À l'opposé des autres fils de Muhammad Fâdil restés dans le Hawd, al-Hadrâmî se forgea un statut de chef tribal et politique. Le même qâdî de Walâta qui avait décrit Taqiyyu Allâh, avait rencontré al-Hadrâmî six fois (en général au sein de la chefferie des Mashzûf). Il le décrivit ainsi :
« Il a allié la sharî'a et le soufisme (al-haqîqa), avec les affaires de ce bas-monde et leurs gens (siyâsat ad-dunyâ wa al-'âkhira) [...]. Il a associé la science (`ilm) avec la pratique (amal), et a uni la politique publique avec celle des particuliers (siyyâsat al-'âmmat wa al-khâssat) » (Wuld Ahmad al-Mustafâ al-Mahjûbî : 266).
L'accent mis par l'auteur sur l'engagement de al-Hadrâmî dans les affaires temporelles est significatif, surtout si on compare cette description à celle du même auteur à propos de Taqiyyu Allâh. Cette même observation fut partagée par le Français A. Le Chatelier. Dans sa description des deux personnages à la fin du XXe siècle, il écrivit à propos de Taqiyyu Allâh : « Il représente la principale influence religieuse dans la région comprise entre l'Adrâr, le Djouf, le Hodh et le pays des Douaïch [Idaw'îsh]. » Quant à al-Hadrâmî, Le Chatelier ne vit pas en lui un personnage religieux : « Il paraît faire exception aux traditions de sa famille et [semble] peu intéressé aux choses religieuses » (Le Chatelier 1899 : 328).
Pourtant, pour les descendants de al-Hadrâmî, soucieux d'entretenir une dimension spirituelle pour le personnage, al-Hadrâmî fut aussi un homme de religion de premier plan. Malgré ses tâches de caractère politique, il ne cessa d'accueillir les disciples et de représenter la Fâdiliyya comme les autres fils de Muhammad Fâdil. Dailleurs, quand son père lui confia la responsabilité des affaires de la tribu, al-Hadrâmî se serait exclamé en disant à son père : « Est-ce que vous me confiez cette tâche parce que je ne suis pas en mesure d'assumer un rôle spirituel comme mes frères ? » Muhammad Fâdil le rassura en lui répondant : « Je t'ai désigné à cette tâche parce que ce que possèdent tes frères -- savoir et pouvoir spirituel -- tu l'as déjà, par contre ce que tu possèdes toi-même, eux ne l'ont pas » 16.
Il faut souligner que la légitimité de al-Hadrâmî, en l'occurrence dans ses rapports avec l'extérieur, était essentiellement basée sur un charisme religieux-confrérique.
En somme, la mort de Muhammad Fâdil avait amorcé l'éclatement de l'unité spirituelle. Son premier successeur, Sîdî `Uthmân, maintint cette unité, mais son passage fut éphémère. Un an après la mort de Muhammad Fâdil, ses fils, certainement pour éviter un conflit, choisirent de partager son héritage spirituel, tout en conservant l'unité de la tribu. Paradoxalement, c'est le partage des biens matériels qui marqua l'autonomie spirituelle de chacun des héritiers. Taqiyyu Allâh, qui se distinguait par son influence spirituelle, ne détint pourtant pas le monopole de la direction spirituelle de la confrérie. Chaque fils commença à « travailler à son compte », car il n'y avait aucune autorité spirituelle au sommet pour contrôler le champ d'action de la tarîqa. Toutefois, al-Hadrâmî réussit, grâce à son charisme et à son expérience politique, à conserver l'unité sociale des Ahl at-Tâlib Mukhtâr en s'imposant comme chef tribal et politique.
Du consensus à la confrontation
Si Taqiyyu Allâh, al-Hadrâmî et les autres frères surent éviter une confrontation ouverte pour le monopole de l'héritage paternel, cependant, la disparition des deux figures influentes après Muhammad Fâdil -- Taqiyyu Allâh et al-Hadrâmî 17 -- laissa le champ libre à une concurrence aiguë entre les descendants de Muhammad Fâdil. Les acteurs principaux qui illustrèrent cette phase de la confrontation furent Sîdî al-Khayr et son neveu at-Turâd. Le premier était le dernier fils de Muhammad Fâdil, le deuxième, le fils aîné de al-Hadrâmî.
Sîdî al-Khayr, vu son jeune âge, ne put bénéficier de la formation spirituelle de son père. Adulte, il se dirigea vers le Trârza pour rejoindre son frère Sa'd Bûh qui avait hérité du turban de la science ésotérique (`amâmat `ilm al-bâtin) de Muhammad Fâdil. Ce fut d'ailleurs son père qui, dans une vision, lui ordonna d'aller chez Sa'd Bûh ; Sîdî al-Khayr obtempéra, après avoir refusé plusieurs fois, en objectant que la bénédiction reçue au cours de la visite au tombeau de Muhammad Fâdil lui suffisait. En arrivant chez Sa'd Bûh, il exprima sa reconnaissance et sa soumission spirituelle en composant un poème d'éloge. Son séjour ne dura pas longtemps : Sa'd Bûh lui mit le turban de shaykh et le renvoya au Hawd où il procéda au recrutement de ses propres tlâmîdh. Au bout de quelques années, il réussit à rassembler autour de lui plusieurs branches de sa famille. Le développement de son influence permit à Sîdî al-Khayr d'acquérir une certaine autonomie sociale par rapport à la tribu, officiellement sous la chefferie de at-Turâd w. al-Hadrâmî. Sîdî al-Khayr forma un groupe composé de ses tlâmîdh, des branches de sa tribu et de familles d'origines diverses, émanant, pour la plupart, de petits groupes religieux (zwâya) du Hawd.
En revanche, at-Turâd, qui succéda à son père al-Hadrâmî, se retrouva dans une situation embarrassante. L'initiative réussie de Sîdî al-Khayr mettait en cause sa légitimité en tant que chef de la tribu des Ahl at-Tâlib Mukhtâr et khalîfa de la Fâdiliyya. Sîdî al-Khayr ne manifesta pas d'opposition -- du moins ouverte -- à la succession de at-Turâd à la tête de la tribu. Mais tout en reconnaissant le droit à la succession de son neveu, il lui contesta implicitement le droit au monopole de la direction spirituelle, laquelle devenait politique et sociale. Par ailleurs, Sîdî al-Khayr puisait sa légitimité dans sa qualité de fils de Muhammad Fâdil et de disciple de Sa'd Bûh, deux atouts spirituels. Par contre, at-Turâd jouissait d'une légitimité plus marquée par l'aspect temporel que par l'aspect spirituel.
Les deux personnages ne purent dissimuler leur rivalité longtemps. Dès la fin du XIXe siècle, ils entrèrent en conflit pour imposer leur autorité. En fait, Sîdî al-Khayr ne visait pas la chefferie de la tribu, mais voulait obtenir l'indépendance des branches des Ahl at-Tâlib Mukhtâr qui étaient avec lui. De son côté, at-Turâd refusait toute scission et s'efforçait de maintenir l'unité de la tribu sous son contrôle.
Coppolani, architecte de l'occupation de la Mauritanie, assista à l'un des épisodes de cette confrontation pendant sa mission dans le Hawd. D'ailleurs, c'est sa présence qui provoqua des incidents entre les deux protagonistes. Coppolani entama une mission dans le Hawd en 1899 pour préparer l'occupation de la région ; il choisit de s'appuyer sur Sîdî al-Khayr et at-Turâd pour réaliser ses objectifs : « Je comptais sur ce personnage [Sîdî al-Khayr] et sur son cousin Tourad, pour me préparer les voies chez les Medjdhouf [Mashzûf] et les Allouch campés dans le Hodh. Avec eux, je pensais avoir des appuis sérieux et des guides intelligents » (Coppolani 1899 : 21).
Sîdî al-Khayr répondit à l'appel de Coppolani et l'accompagna durant les premières étapes de sa marche. Les tlâmîdh de Sîdî al-Khayr réussirent à convaincre plusieurs chefs de tribus et de fractions de se rendre chez Coppolani pour signer des accords de « paix ». Cette efficacité de Sîdî al-Khayr et sa coopération active lui attirèrent la sympathie de Coppolani. Cette sympathie à l'égard de Sîdî al-Khayr était doublée d'une méfiance envers at-Turâd. Cependant, ce dernier, en observant que son oncle avait pris l'avantage en se proposant comme intermédiaire entre les Français et les tribus du Hawd, se précipita, après quelques hésitations, pour proposer lui aussi ses services. Ainsi, dès qu'il apprit que Coppolani était arrivé au campement de Sîdî al-Khayr, il se dirigea vers lui :
« À neuf heures on m'annonce le cheikh Tourad escorté de ses frères et parents. Un taleb à longs cheveux et quatre jeunes gens mendiants se tiennent respectueusement derrière ce nouveau prophète en rébellion. Je vois en lui le chef réel des Taleb-Mokhtar, à l'allure guerrière et indépendante. Il m'offre son chapelet avec ostentation ; j'en distribue quelques-uns à son entourage. J'ai affaire à des religieux sur lesquels des exemplaires du Coran et des chapelets produisent le plus grand effet » (ibid. : 26).
L'arrivée de Coppolani dans la région coïncide avec le stade décisif de la confrontation entre les deux personnages, car Sîdî al-Khayr était à la recherche d'un allié puissant pour s'imposer définitivement ; il ne faut pas oublier qu'il était un disciple de Sa'd Bûh et que, certainement, pendant son séjour chez ce dernier dans le Trârza, il observa la stratégie employée par Sa'd Bûh avec les Français pour consolider son influence. P. Marty prétend même que Sîdî al-Khayr se présenta aux Français sous les auspices de Sa'd Bûh, ce qui est fort possible (Marty 1921 : 256).
At-Turâd, quant à lui, eut conscience du danger que pouvait représenter cette alliance pour ses intérêts futurs. Il avait refus |
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