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Recherche sur Dinoutoo Bourg-en-bresse
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| | American RnB Story 14 Jan. 06 |
| soirees-clubbing |
| Ladies & Gentleman, let me introduce to you...DJ Maille and his American Rnb Story!!!!!
Comme chaque mois, le DJ du colectif Just Beginning Paris, Moscou, Lyon, Metz, Genève, Courchevel, Mégève, Béziers a enflammé le dancefloor du Phoenix!!!
Du gros son Rnb, ragga, dancehall pour une soirée de pure follie. |
/reportages-bourg-en-bresse/soirees-clubbing/American-RnB-Story-1161.html
| | A nous la liberté ! 17 Aout 04 |
| actu-locale |
| Le 22 août 2004, il y aura comme un air de remerciement, de loyauté et de gratitude dans notre ville envers des hommes et des femmes qui sauvèrent une ville occupée. Grenoble fêtera la 22 août 2004 sa libération d’il y a 60 ans !
Un peu d’histoire…
En 1940, l’armée des Alpes de Grenoble est la seule armée française invaincue. Elle décide de bloquer les offensives allemandes et italiennes.
Grenoble est occupée par les Italiens en 1942 et par les Allemands à partir de septembre 1943.
Les grenoblois défient les forces d’occupation par milliers ! Mais à la fin de cette année 1943, la violence de la répression de l’occupant bat son comble. Une période que l’on appellera : « la Saint Barthélemy grenobloise ». Les sabotages industriels et ferroviaires se multiplient.
En Août 44, les résistants français reprennent le dessus et on notera de violents combats notamment à Pont de Claix.
Par la Tronche arrivent les maquis de Chartreuse et les Groupes Francs du Grésivaudan. La ville de Grenoble sort alors d’une longue occupation nazie, également marquée par des persécutions des juifs. Grenoble retrouve enfin sa liberté. Grenoble, capitale des maquis, a été faite Ville compagnon de la Libération par les chefs de la France libre.
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/reportages-bourg-en-bresse/actu-locale/A-nous-la-liberte-%21-1305.html
| | Rencontre avec Patrick Ponce 04 Avril 07 |
| artistes |
| RENCONTRE AVEC PATRICK PONCE,
metteur en scène et acteur du spectacle LULU qui se jouera le samedi 28 Avril à 20h30 au Train-Théâtre.
Avec ses yeux fardés et profonds, sa chevelure noire comme un casque divin, son visage félin et mutin, Loulou est devenue l'icône de la femme fatale, éternel féminin, sensuelle, frivole et scandaleuse. Née de l'imagination du grand dramaturge allemand, Frank Wedekind au début du siècle dernier, elle fut admirablement incarnée et immortalisée au cinéma par Louise Brooks dans le film de Pabst en 1929. Indémodable, elle est aujourd'hui à l'honneur de l'intrigant et très inventif spectacle LULU donné par la compagnie Cartoun Sardines. Issu du mime, Patrick Ponce, co-directeur de la troupe s'est intéressé depuis quelques années à la relation intime entre le spectacle vivant et le cinéma muet en travaillant notamment autour de la figure du diable avec le mythe de Faust et le film de Murnau de 1926. Avec LULU, il pousse encore plus loin ce mariage original entre l'image, la musique et les comédiens sur scène.
Le jeu des acteurs de cinéma muet est inspiré du théâtre et du mime, est-ce aussi la raison pour laquelle vous êtes porté vers le cinéma des années 20 ?
Il est vrai que le muet était un art théâtral auquel on avait enlevé la parole. C'est devenu depuis, en mime, un style dit "expressionniste". Dans les années 70, j'ai d'ailleurs étudié cette technique qui utilise le corps comme une amplification du sentiment. Aujourd'hui, lorsqu'on regarde un film muet allemand, on est impressionné et à la fois amusé par une telle emphase, c'est ce décalage dans le temps qui m'intéresse. Rendre vivant quelque chose de désuet, suranné.
Qu'est-ce qui vous a attiré vers ce personnage de Loulou ?
Wedekind, l'auteur de la pièce, a volontairement placé ce personnage, presque irréel, amoral, dans cette société bourgeoise de l'époque pour provoquer et mieux révéler les vices et les fantasmes de ces gens. Le personnage est allégorique. Nous avons voulu montrer notre propre version de l'histoire, mélangeant un texte théâtral et un film, en gardant cette même retenue. Finalement, le spectateur ne voit que ce qu'il a envie de voir, comme un miroir. Lulu représente aussi la beauté, non pas plastique, mais absolue. Celle qui attire et contre laquelle on réagit. La beauté dérange ...
Comment cette interactivité entre le film de Pabst et les comédiens de Cartoun Sardines est-elle mise en scène ? Que voit-on sur scène ?
Nous utilisons un écran, plutôt petit, en tulle, pour apparaître derrière. Soit dans l'image, soit sans image. L'écran avance et recule, et tourne sur lui-même. L'image devient une matière autour de laquelle les deux comédiens jouent. Nous utilisons une heure de film, le reste est du théâtre. Pour nous, il s'agit de créer une relation triangulaire entre le film, nous, et le spectateur. Le décalage des genres crée l'étrangeté, parfois l'absurde, ou simplement l'émotion. Pour un acteur, c'est un instrument de jeu extraordinaire et à la fois très contraignant de pouvoir entrer et sortir d'un vieux film.
Propos recueillis par Laurent Devanne
L'intégralité de la rencontre sur le site www.kinok.com
En savoir +: www.cartounsardinestheatre.com
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| | 8ème édition du Tribuzical 09 Sept. 07 |
| culture-et-spectacles |
| Au même moment, je découvre pour obtenir un simple gaufre à la buvette c’est 45min d’attente !!!!!!!!!!Mais que ce passe-t-il ? C’est les + de 4500 personnes qui bouche tout !!!Heureusement que la buvette est juste en face e la scène !
Minuit Tasmaniac finit. (D’ailleurs il n’y a pas qu’eux qui ont finit au vue des personnes au sol)
Les techniciens préparent le terrain pour Marcel&co. Le public est chaud et à fond ! Il n’attend plus que ça…
00h45, 7 troubadours déguisés rentrent en scène, le public monte tout de suite en puissance !
Le groupe est a part, il communique avec le public et celui-ci lui rend de suite en sautant, en chantant et en faisant slammer du monde. On aura même le droit à une mzelle sans soutien-gorge en hauteur et qui le donnera au groupe ! Très préventif, il lui demandé si elle n’avait pas froid (gentleman ou mateur ce Marcel ??).
Ca y est, c’est finit Marcel sort du ring ! Le public est content et en a eu pour son compte !
Il nous reste plus cas espérer que cette fois le Tribuzical reviendra dans un an et pas deux ans !!!
Merci à Julien pour son invitation
Discuter&Echanger sur le sujet du reportage |
/reportages-bourg-en-bresse/culture-et-spectacles/8eme-edition-du-Tribuzical-2505.html
| | Rencontre avec Christophe Perton - metteur en scène de Monsieur Kolpert 17 Oct. 07 |
| artistes |
| RENCONTRE AVEC CHRISTOPHE PERTON
Metteur en scène de MONSIEUR KOLPERT qui
se jouera du 12 au 14 novembre 2007 au Bel Image à Valence.
“Le meurtre est, devrait être un Art”, telle est la
sinistre idéologie qui anime les deux jeunes assassins
de La corde d'Hitchcock en 1948. Cinquante ans plus tard, un jeune dramaturge allemand, David Gieselmann réinterprète
le film et l'adapte en pièce de théâtre sous le titre Monsieur Kolpert. Devenue une virulente satire “anti-bobo”, basculant du théâtre de boulevard au gore, ce huis clos haletant a été monté en 2002 par la troupe permanente de la Comédie de Valence. Forte d'un succès public sans cesse renouvelé, Monsieur Kolpert est présenté pour la première fois au Bel Image, avec un nouveau comédien et toujours sous le regard acéré du metteur en scène, Christophe Perton.
Cette pièce a été montée en 2002, pourquoi ce choix de la remettre au goût du jour ?
La création de ce spectacle remonte effectivement à 2002, date à laquelle on a créé la troupe permanente. J'avais le souhait de mener un travail expérimental avec des acteurs que je connaissais encore peu et mon idée visait à les faire travailler sur un matériau hors normes. Sur les mécanismes de la comédie. La pièce reprend les codes du théâtre de boulevard, en se les réappropriant et en les réexploitant au travers d'une comédie contemporaine basée sur un détournement du scénario de La corde de Hitchcock. La pièce me plaisait beaucoup par son efficacité, par sa virtuosité, par ce qu'elle demandait comme engagement physique de la part des acteurs. On a donc lancé avec ces 5 acteurs un travail d'expérimentation sur Kolpert. On
l'a présentée auprès du public ; la pièce a eu un succès assez réjouissant, et on a repris ce spectacle presque chaque saison, le succès ne s'est jamais démenti, le rendez-vous public a toujours été très fort. Il y a eu un bouche-à-oreille très important sur cette pièce. L'idée de base était donc de jouer avec les codes du théâtre de boulevard ?
Oui mais Kolpert n'est pas qu'une pièce formelle. On y trouve comme chez Feydeau (dont Gieselmann a d'ailleurs adapté une pièce) des personnages un peu vains et infatués, représentants d'une nouvelle petite bourgeoisie qu'on qualifie aujourd'hui de “bobos”. Ceux-là ont perdu à force de noyade dans le consumérisme et de confusion avec la fiction tout rapport au réel et sont dans une totale impuissance à ressentir et éprouver des sentiments vis-à-vis du monde. Ils invitent donc à dîner un couple
d'amis pour mettre à l'épreuve ce vide et cette attirance vers le chaos. Et cela donne chez Gieselmann une première partie où le public à l'instar des deux invités est conduit sur la pente dangereuse de situations absurdes, rocambolesques, souvent hilarantes, jouant des peurs enfantines, avant de basculer brutalement dans un cauchemar bien réel.
Dans mon souvenir du film de Hitchcock, le meurtre est d'ordre philosophique : il s'agit de mettre en pratique la théorie selon laquelle des êtres supérieurs peuvent supprimer des êtres inférieurs… est-ce aussi un aspect que vous avez conservé dans Kolpert ?
Je connaissais le film de Hitchcock, on l'a revu ; moi je ne suis que l'interprète de la pièce de Gieselmann, un jeune dramaturge allemand. Le film de Hitchcock est très psychologique et posait effectivement des questions philosophiques avec en toile de fond, la question d'une homosexualité implicite des deux personnages centraux. Gieselmann se sert uniquement du motif principal à savoir le meurtre supposé d'une de leur relation de travail, dont ils prétendent que le cadavre repose dans un coffre au beau milieu de leur studio. Pour autant le rapport à cet aspect philosophique que vous évoquez, et qu'apportait Hitchcock dans son film, se retrouve en filigrane dans la pièce de Gieselmann au travers du fait que le personnage central de la pièce, Ralf, est un ingénieur et un théoricien du chaos ; théorie qu'il expérimente sur
des tableaux. Il détaille notamment sa fascination pour cette question expliquant par exemple que son travail l'amène à dématérialiser la Joconde pour démontrer que c'est par le chaos que l'on peut parvenir à rematérialiser la matière. Le parallèle est assez clair dans la pièce, Ralf expérimente cette théorie en direct sur les êtres humains : c'est l'objet même de cette soirée.
Dans les extraits que j'ai pu voir, c'est une pièce très rapide, très chorégraphique, en mouvement, comment avez-vous abordez la mise en scène ?
C'est une pièce de situation qui propose sans arrêt des “coups de théâtre” détonants, explosifs. On a travaillé dans la perspective d'un jeu très direct, anti-psychologique et très physique, qui s'assume dans une espèce de mécanique du mouvement. Et il est vrai que ça en fait une mise en scène plutôt très alerte et en tension. Pour autant il faut relativiser les extraits auxquels vous
faites référence où l'on voit réunies une série de cascades, de chorégraphies : la pièce n'est tout de même pas entièrement de cet acabit. |
/reportages-bourg-en-bresse/artistes/Rencontre-avec-Christophe-Perton---metteur-en-scene-de-Monsieur-Kolpert-2578.html
| | Les sites du théâtre amateur sur les deux Savoie 17 Oct. 07 |
| actu-locale |
| Pour les amateurs de spectacles et de théâtre, voici les sites des compagnies de théâtre amateurs sur la Savoie et Haute Savoie (Membres de la FNCTA).
Liste non exhaustive mise à jour le 1 février 2008.
° Fun en bulles
http://www.feb.lemanserver.com/
° Théâtre du Sycomore.
http://www.theatredusycomore.com/
° Emporte-pièces
http://www.emporte-pieces.net
° Compagnie Anao
http://compagnieanao.free.fr
° Le Torrent
http://www.theatretorrent.org
° Petit Théâtre du Salève
http://www.petit-theatre.com
° Compagnie Théatralement Vôtre http://theatralementvotre.free.fr
° Atelier Théâtre de Minzier http://ateliertheatreminzier.blogspot.com
° Les Escholiers
http://www.lesescholiers.org
° Les Comédiques
http://comediques.ifrance.com
° Les Pantaisistes
http://www.dinoutoo.com/blog-chambery/Pantaisistes.html
° Rouge banane
http://www.rouge-banane.com
Mise à jour du site.
- Regardez bien si le site de ces compagnies est mis à jour très régulièrement. Ce doit être en principe indiqué.
Théâtre de proximité.
- Certaines de ces compagnies proposent du théâtre à domicile, du théâtre de proximité et se déplacent dans les villages reculés du département.
Voir leur site.
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/reportages-bourg-en-bresse/actu-locale/Les-sites-du-theatre-amateur-sur-les-deux-Savoie-2580.html
| | DR. PIERRETTE HERZBERGER-FOFANA : 15 Mars 08 |
| people |
| Le Dr. Pierrette Herzberger-Fofana est l’une des rares personnes d’origine étrangère qui ont brigué un mandat politique en Allemagne. Jusqu’à présent, elle est l’unique femme Noire qui a siégé dans un parlement allemand ou été réélue dans une commune. Elle est la porte- parole de son parti dans les commissions suivantes: Enseignement, Sport, Culture, Famille et Equité des femmes. Elle a axé sa campagne électorale sur l’instruction et la formation pour toutes les couches de la société, la culture, l’intégration des étrangers et l’emploi des femmes, en particulier les femmes émigrées auxquelles il faut également donner accès à des postes de responsabilité. Elle a également préconisé le partenariat avec une ville d’Afrique et fait inscrire ces deux derniers points dans le programme des «Verts».
Ancienne élève d’Hypokhâgne et titulaire de Maîtrises de la Sorbonne et de l’Université de Trèves et d’un Doctorat de l’université Erlangen-Nuremberg, le Dr. Herzberger-Fofana publie, en allemand et en français, de nombreux articles sur le genre et la culture.
Professeur de lettres et Chercheur-chargée de cours, elle a enseigné dans les universités suivantes : Trèves, Bayreuth, Nuremberg, Munich et Erlangen où elle a obtenu son doctorat en littérature. Elle se spécialise dans les questions de littérature et culture francophone, genre, Diaspora et relations germano-africaines.
En 2003, le gouvernement du Sénégal lui a décerné « Le Grand Prix du Président de la République pour la recherche scientifique» pour sa thèse Littérature Féminine Francophone d’Afrique noire suivi d’un Dictionnaire des Romancières. (Paris : Harmattan 2000, 570p.). Jusqu’à présent, elle est la seule récipiendaire-femme de ce prix.
En 2004, lors de la publication de sa brochure intitulée «La tragédie humaine de l’Ile de Gorée», le maire de Gorée lui a décerné la distinction de «Pèlerin de Gorée» pour son engagement.
Son livre «Écrivains Africains et Identités culturelles» (Tuebingen :ed.Stauffenburg 1989, 128p.) a obtenu le «Kwanzaa Award» d’Africa Network. Evanston. USA.
En 1988, le Sénégal lui a décerné le titre de «Chevalier de l’Ordre National du Mérite ».
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/reportages-bourg-en-bresse/people/DR.-PIERRETTE-HERZBERGER-FOFANA-%3A-2795.html
| | La sorcière de Burdignin. Spectacle historique. 20 Sept. 08 |
| actu-locale |
| Prochaine représentation
- Samedi 20 DECEMBRE 2008
à Douvaine (Haute Savoie) Salle polyvalente. La Bulle.
20h30.
Compagnie de théâtre Fun en bulle
http://www.feb.lemanserver.com/
Photo tirée du site Fun en bulle.
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/reportages-bourg-en-bresse/actu-locale/La-sorciere-de-Burdignin.-Spectacle-historique.-3015.html
| | El HADJ OUSMANE ALIOUNE GADIO, Doyen des Anciens combattants, 23 Oct. 08 |
| people |
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« Nous n’avons pas loué de pleureuses, pas même les larmes de vos
femmes anciennes […]
Les plaintes des pleureuses trop claires
Trop vite asséchées les joues de vos femmes, comme en saison
sèche les torrents du Fouta
Les larmes les plus chaudes trop claires et trop vite bues
Au coin des lèvres oublieuses. […]
Recevez le salut de vos camarades noirs, Tirailleurs sénégalais
MORTS POUR LA REPUBLIQUE »
(L.S.Senghor » « Aux Tirailleurs Sénégalais morts pour la France » Hosties noires )
Au cours de nos recherches sur les anciens combattants, déportés en Allemagne, nous avons eu l’occasion de rencontrer de nombreux héros de l’ombre. Ils nous ont confié leur histoire, leurs souvenirs de prisonnier de guerre dans un climat hostile. A aucun moment, des paroles de haine n’on traversé leurs lèvres. Leurs récits sont empreints de nostalgie lorqu’ils parlent des heures de fraternité qu’ils ont vécu ensemble, loin de leur patrie. Leurs récits, teintées du halo que confère l’âge, nous font revivre ces instants glorieux. Ces vaillants soldats sont entrés de plain-pied dans l’histoire, une histoire méconnue, ignorée des jeunes générations. Ils ont imprimé le champ de bataille par leurs actes de bravoure.
Tous ces grands-pères attendent aujourd’hui encore la décristallisation de leurs pensions. Au crépuscule de leur vie, ils se réunissent et devisent ensemble. Ils sont chaque année de
moins en moins nombreux. Nous livrons aujourd’hui un pan de la biographie du doyen des anciens combattants El Hadj Aliou Gadio, Président de l’Association des Anciens Combattants et Prisonniers de Guerre.
Cet entretien a eu lieu à l’école Pape Guèye Fall à Dakar, en présence d’anciens prisonniers de guerre en France ou en Allemagne. Le 4 août 2008, El Hadj Aliou Gadio, s’en est allé de l’autre bord. Que la terre lui soit légère! En signe de notre reconnaissance nous publions cet entretien, inédit avec l’aimable autorisation de son fils, Dr.Cheikh Tidiane Gadio, Ministre d’Etat des Affaires Etrangères du Sénégal.
P.H.F. Pouvez-vous nous parler de votre parcours à partir de votre départ du Sénégal pour la France en tant que soldat ?
J’ai quitté le Sénégal le 5 décembre 1939 pour la France en tant que soldat. Les autorités militaires nous ont envoyé au camp de Souge à 22 kilomètres de Bordeaux où le 25 e RTS Régiment des Tirailleurs Sénégalais a été crée. Il englobait tous les Africains des colonies françaises. Après notre formation militaire, nous sommes montés au front, le 15 mars 1940, c’est-à-dire nous étions aptes à faire la guerre. ous étions d’abord à la frontière italienne jusqu’au 15 juin puis on nous a envoyés à Lyon, car Paris venait d’être occupé par l’armée allemande. Notre régiment était chargé de surveiller Lyon et d’en interdire l’accès aux Allemands. Pendant trois jours, les Allemands nous ont encerclés. Ils ont apporté deux divisions, et finalement ils nous ont capturés et fait prisonniers. Beaucoup de nos camarades sont tombés sous les balles de l’ennemi. Ils reposent au cimetière de Chasselay. Nous sommes restés dans les camps de prisonniers en France jusqu’en 1943. A partir de 1943, nous étions considérés comme des travailleurs libres et nous étions encadrés par des officiers français. Nous, les prisonniers de guerre avons travaillé dans les usines de Pompe,( ?) puis Epinal jusqu’au début de l’année 1944. De là on nous a envoyés à la fonderie de Pont-à-Mousson. Ensuite nous avons travaillé à Dijon où les Allemands nous ont capturés le 30 août 1944 et ils nous envoyés en Alsace-Lorraine. Nous avons marché à pied de Dijon en Alsace. Au mois de novembre, nous avons traversé le canal pour aller à Offenburg en Allemagne.
Nous avons passé tout l’hiver à Offenburg puis nous sommes partis pour Baden-Baden et nous avons continué notre marche vers le sud. Car à ce moment les Américains bombardaient Offenburg. Nous avons vécu dans divers villages dont Waldterdorf ( ?). Nous avons marché des nuits durant. On ne marchait que la nuit et on dormait le jour. Nous avons marché 27 jours à pied encadrés par les soldats allemands. Nous étions environ 50 Sénégalais. Finalement nous sommes arrivés près de Munich.
P.H.F. Vous êtes l’un des rares rescapés à avoir été déporté en Allemagne durant la seconde guerre mondiale. Quels sont les souvenirs que vous conservez de cette période ?
J’ai été déporté en Allemagne à environ 40 kilomètres de Munich. Nous autres prisonniers de guerre, notre travail consistait à décharger le matériel de guerre. Tous les matins nous déchargions les camions en brousse, car la ville d’Offenburg était bombardée par les Américains. Nous accomplissions en outre toutes sortes de corvées, sous des températures glaciales. Ces camions étaient remplis de munitions. Nous avons travaillé ainsi jusqu’á l’arrivée des Américains en Allemagne, soit de novembre 1944 à mai 1945.
En Allemagne, nous avons travaillé dur mais les Allemands ne nous ont pas mal traités à l’exception d’un officier. Nous n’avons subi aucune violence physique de la part de nos autres bourreaux et nous avions suffisamment à manger. Mais je dois dire, en honneur aux Allemands, qu’à la fin de notre déportation, ils nous ont versé une modique somme d’argent. Seulement les Français ont refusé de nous changer l’argent, conformément aux décisions que le Général de Gaulle avait prises. En effet, à cette époque de nombreux Français sont partis de leur propre gré travailler en Allemagne comme volontaires. Pour mettre un frein à cet exode, Le Général De Gaulle avait interdit que l’on change le Reichsmark, la monnaie allemande, de tous ceux qui avaient travaillé en Allemagne qu’ils soit travailleurs volontaires ou prisonniers de guerre- comme c’était notre cas, nous les Africains. Il a exigé que seulement 4 000F nous soit changés. Je me souviens encore que j’avais 23 Reich- Marks que j’avais amené au Fouta, ma région.
Le 1 er mai 1945 nous avons été libérés. Nous étions à 18 Kms de Munich. Le général allemand nous a remerciés, il a bien parlé de nous et nous a laissés partir. Il nous a fait accompagner par 7 soldats allemands afin qu’on ne nous tire pas dessus en route. Il nous a fait embarquer dans un train.
En route nous avons rencontré les Américains qui nous ont escortés. A Munich, il y a eu des affrontements entre les Allemands et les Américains. Nos camarades ont réglé leurs comptes à cet officier Allemand qui nous battait beaucoup. Il était le seul à nous battre tout le temps sinon les autres ne nous ont pas mal traités. Les Américains ont fait prisonniers les autres Allemands qui nous accompagnaient.
Nous sommes arrivés à Munich et nous avons retrouvés nos camarades français dans un camp. Nous sommes restés un mois et vingt jours et ensuite on nous a rapatriés en France.
P.H.F. Avez-vous vu des femmes Noires dans les camps en Allemagne ?
Non, je n’ai jamais vu de femmes Noires dans les camps en Allemagne.
P.H.F. Quel est le souvenir de guerre qui vous a le plus marqué ?
La façon dont on nous a capturé à 18 kms de Lyon. Notre régiment était fiché par les Allemands. Notre capitaine, le capitaine Gouzi est resté avec nous quand les Allemands nous ont encerclés. Il ne nous a pas abandonnés. Il nous a sauvés la vie ce qui nous a évité d’être massacrés (1).
Le capitaine Ntchorere a également fait partie de notre régiment. Lorsqu’il avait été enrôlé, il avait fait le Sénégal. Il avait été à Kaolack.
P.H.F. Ou êtes-vous allé après avoir quitté Munich ?
Lorsque nous avons quitté Munich, on nous a emmené à Fréjus. C’est là que nous avons appris le massacre de Thiaroye. Nous étions très fâchés. Nous étions en colère en apprenant que des officiers avaient sauvagement massacrés nos frères qui avaient combattu en Europe. Alors en signe de protestation, nous avions décidé qu’à l’avenir, nous ne saluerons plus les officiers. Un frère Ivoirien dont j’ai oublié le nom s’est rendu à Saint-Raphaël. Lorsqu’il a rencontré une patrouille française, il n’a pas salué l’officier. Ce dernier l’a appelé et lui a demandé pourquoi il n’a pas salué. L’Ivoirien lui a expliqué qu’à cause du massacre de Thiaroye, tous les soldats Africains avaient décidé ne plus saluer les officiers. Outré par une telle explication, l’officier lui a tiré à bout portant et l’a tué sur le champ. Lorsque que cette nouvelle nous est parvenue au camp, les prisonniers Africains sont partis à Saint-Raphaël venger leur frère. Ils ont brûlé tous les véhicules qui se trouvaient dehors. Ils ont tué 25 personnes. Le lendemain, la presse française a tiré à la une « Révolte des Tirailleurs sénégalais » qui ont attaqué Saint Raphaël et se dirigent maintenant vers Nice. Ce qui est absolument faux. Car, après les affrontements à Saint-Raphaël, les prisonniers sont rentrés au camp. C’est alors que les autorités militaires ont décidé que les Maliens, les Mauritaniens, les Sénégalais, les Ivoiriens ne rentreront pas au Sénégal pour être démobilisés vers leur pays d’origine. Ils ont donné comme prétexte que la peste sévissait à Dakar. Nous ne les avons pas crus. A cause du massacre de Thiaroye, ils nous ont empêchés de rentrer au Sénégal. Nous avons manifesté et les gradés nous ont envoyé un général pour nous expliquer la situation. Lorsque le général est venu pour nous parler, il est tombé raide mort. Alors les Français ont eu peur, á partir de cet incident, ils nous ont laissés rentrer au Sénégal. On nous a embarqués sur un bateau qui avait amené des cacahuètes. La traversée a duré quinze jours entre Marseille et Dakar. Nous sommes arrivés à Dakar le 15 septembre 1945. Nous étions au camp de Thiaroye, puis nous sommes partis à Saint-Louis, où nous avons été démobilisés. A partir de Saint Louis, on nous a renvoyés dans nos foyers respectifs. Je suis rentré au Fouta.
P.H.F. Avez-vous perçu des indemnités ou des primes de guerre, une pension en remerciements de votre participation au conflit mondial ?
Nous avons juste reçu notre solde normale. Nous n’avons perçu aucune indemnité ou prime, aucun pécule pour les années de captivité, absolument rien.
Selon le règlement militaire, nous aurions droit à une pension lorsque nous atteindrions l’âge de 50 ans, soit dans 30 ans. Tous ceux qui n’avaient pas 50 ans, n’ont pas eu de pension c’est-à-dire pratiquement tous les soldats Africains. Il nous a été stipulé que nos pensions seraient le quart des pensions de nos camarades français.
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/reportages-bourg-en-bresse/people/El-HADJ-OUSMANE-ALIOUNE-GADIO%2C--Doyen-des-Anciens-combattants%2C--3059.html
| | Salon Equita 2008 – Eurexpo 06 Nov. 08 |
| actu-locale |
| En effet une grande soirée en deux parties nous était proposée, les jeudi 30 octobre (spectacle + polo), vendredi 31 octobre (Reprise Libre en Musique du Concours de Dressage International 5 étoiles + spectacle) et samedi 1er novembre (Equita’Masters by GPA + spectacle).
Nous avons assisté à la soirée du 1er novembre…
Les Equita’Masters by GPA :
C’est un concours de saut d’obstacle ouverts aux premier et second meilleurs cavaliers des sept meilleures nations équestres au monde. Cette année étaient représentées les nations Australienne, Irlandaise, Suisse, Française, Anglaise, Pays-Bas et Allemande. Un panel exceptionnel et un spectacle incroyable dans une ambiance survoltée. Un petit coup de cœur rendu à ces cavaliers d’exception qui restent accessible à tous ; en effet une séance de dédicace avec chacun d’eux s’est tenue au sein des tribunes.
Les étoiles du septième art : symphonie équestre :
Le grand spectacle qui ponctue chaque édition d’Equita’ est toujours un moment de rêve et d’inattendu. Une merveilleuse parenthèse qui propulse ses spectateurs au cœur de la haute tradition équestre. 2008 joue la carte de la rupture, avec un thème original et surtout inédit dans l’univers du cheval : imaginez la rencontre entre un orchestre symphonique – soit près de cinquante musiciens présents ! – et une trentaine d’artistes plutôt habitués à faire évoluer leur monture aux accents traditionnels des numéros équestres, vous avez déjà un cocktail peu ordinaire. Mais placez cette rencontre sous le signe du cinéma et là, vous obtenez un spectacle jamais vu, une somme unique d’émotions, de souvenirs et de sourires.
L’idée est le fruit d’une réflexion conjointe entre Alain Blanquet, le directeur scénographique, et Philippe Fournier, le fondateur de l’Orchestre Symphonique Lyonnais et directeur musical du spectacle. En mariant, comme le dit joliment Philippe Fournier, « l’image à l’imaginaire », ils convient les visiteurs d’Equita’ à replonger dans notre mémoire cinématographique collective. Nul besoin d’être cinéphile pour apprécier les morceaux qui seront interprétés, car il s’agit de thèmes très connus du grand public. Leur point commun : le cheval bien sûr.
On en prend plein les yeux et on en redemande !!! Quelle féerie que de voir ces chevaux évoluer au rythme magique d’un orchestre symphonique !!
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/reportages-bourg-en-bresse/actu-locale/Salon-Equita-2008-%96-Eurexpo-3073.html
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