Dinoutoo est présent sur  Bourg en Bresse   •   Chambery   •   Dakar   •   Grenoble   •   Lille   •   Lyon   •   Manosque   •   Marseille   •   Nantes   •   Saint Marcellin   •   Toulouse   •   Valence   •   Visitez les sites de nos partenaires :  Développement Web à Grenoble  •  Jouez et créez des Quizz  •  Protégez-vous contre la grippe aviaire      
     » Dinoutoo en France
  connecté au chat 
Rdv tous les lundis à 20h
  



Voir aussi...
» Quiz
» Guide MOTO
» Guide AUTO
» Masque Grippe Aviaire


      
  dans la rubrique Reportages & Interviews - Top Recherches
  Pseudo     Mot de passe            

Le Cabaret Frappé, un oasis dans le désert estival musical

Les plus récentsActu localeLe rendez-vous des artistesBrèvesCulture & SpectaclesPeopleSoirées / ClubbingSport
  [ 517 visites ] 
» Reportages & Interviews » Culture & Spectacles » Le Cabaret Frappé, un oasis dans le désert estival musicalParu le 21 Juillet 2007 - Auteur : ooze
16 juillet 2007 - Entretien avec Loran Stahl, directeur du Cabaret Frappé depuis l’édition 2004.

JR : Loran Stahl, bonjour. On peut dire que la neuvième édition a commencé très fort avec le concert d’ouverture du 5 juillet avec SERGENT GARCIA et RIKE. Il m’a semblé qu’il y avait autant de monde que l’année dernière pour THE JAMAICA ALL STARS et THE WAILERS

LS : Non, non, l’année dernière, nous avions eu 25 000 personnes au plus fort de la soirée sous la pluie et cette année 30 000 personnes au plus fort de la soirée et 25 000 en moyenne sur le concert, qui s’est très bien déroulé. Les artistes étaient heureux, le public aussi…

JR : Le désir de mettre RIKE, chanteur des SINSEMILIA, sur le devant de la scène pour ce concert gratuit, c’était une idée sous-jacente ou un peu plus spontanée ?

LS : On peut dire qu’une ville qui reconnaît ses artistes, c’est une ville qui se reconnaît elle-même et c’est une très bonne chose. Cette programmation du concert d’été, qui est le concert offert aux grenoblois par la municipalité, laquelle est à l’origine de cet événement qui est rattaché pour la troisième année à l’ouverture du Cabaret Frappé, et c’est la volonté d’offrir un temps de retrouvailles aux grenoblois en début d’été et en particulier aux jeunes étudiants qui ont leurs résultats d’examens. Cette année, je suis quand même très heureux de ce plateau, qui a été décidé conjointement avec la municipalité, parce qu’il rejoint une des démarches du Cabaret Frappé qui est de mettre en valeur la scène régionale. Donc ouvrir avec un grenoblois et terminer avec des grenoblois, en concert gratuit, c’est un vrai signe de vitalité de la scène locale et régionale, puisque RIKE et GNAWA DIFFUSION rayonnent au niveau national voire international. C’est une belle cohérence avec ce que porte le festival dans sa mission de service public, de défrichage et de soutien à la scène en développement.

JR : D’accord ! Cette année comme l’année dernière, le festival s’étalera sur deux semaines ?

LS : Ce qui détermine la mise en forme d’un festival, c’est aussi ses moyens. Nous travaillons avec les mêmes moyens que l’année dernière, et le festival a trouvé sa vitesse sur deux semaines, parce que c’est aussi relatif à la fréquentation de la population à Grenoble sur cette période l’été. Par rapport au dispositif, de manière générale, on avait retrouvé la convivialité entre le Kiosque et le chapiteau, et on ne change pas une équipe qui gagne, je dirais… On reste sur ce principe-là, l’éclairage sera différent et le chapiteau sera doté cette année d’un extracteur d’air, qui permettra d’aérer cet espace surchauffé…

JR : J’allais justement y venir. J’avais noté précédemment que c’était certainement le désagrément qui nécessitait le plus qu’on y travaille…

LS : Non, il y en avait un autre aussi, c’est qu’il manquait des toilettes sur la partie gratuite, et cette année, on en a rajouté, au risque de se les faire brûler à nouveau mais effectivement, on a pris en compte le confort du public, mais comme on ne fonctionne pas avec des budgets extensibles, il faut faire avec.

JR : Justement à ce sujet… Le budget du Cabaret Frappé, selon mes sources, aurait été un peu tronqué par rapport à l’année passée. Qu’en est-il exactement ?

LS : Non, absolument pas ! Ce sont de mauvaises informations, le budget du Cabaret Frappé a été reconduit à l’identique et ses recettes sont un peu supérieures à l’année dernière. Ce sont des marges qui été réussies sur des recettes générées par le travail de l’équipe du festival. Aucun souci là-dessus, simplement la difficulté, c’est l’augmentation du coût des artistes et du spectacle vivant. On peut considérer qu’il y a eu une progression de 40 pour cent en trois ans, et quand on travaille avec les mêmes volumes financiers au niveau artistique, cela devient compliqué. En tout cas, la municipalité est très investie dans le projet. Les différents services de la municipalité, et évidemment ceux dont nous dépendons directement participent tant dans l’action que dans le financement du festival Cabaret Frappé sont tous fidèles au poste et de ce côté-là, tout va très bien. On est aussi très fiers de pouvoir accueillir cette année des artistes de renom dans l’enceinte du festival au même titre qu’on continue ce travail de défricheur pour accueillir des artistes qui sont les révélations de demain, comme on l’avait fait les années précédentes avec RIDAN, ANIS, LOIC LANTOINE

JR : DA SILVA l’année dernière…

LS : Cette année, ce sera le cas certainement avec OURS, par exemple.

JR : Cette année, vous avez intégré des after électro dans la programmation du Cabaret Frappé au bar de la MC2 (maison de la culture) ?

LS : Oui, c’est un beau partenariat avec Interface Electronics, qui a monté une série de programmations en after du festival neuf soirs sur les dix du Cabaret. On est vraiment très heureux de cette collaboration.

JR : Comment cela s’est-il mis en place ? Etait-ce une démarche de la part d’Interface Electronics ou aviez-vous déjà cette idée d’intégrer des soirées électro dans le festival ?

LS : Ca s’est fait très naturellement, très simplement, et très rapidement. On s’est rencontrés, c’était une envie au départ des responsables d’Interface Electronics, qui sont des gens très efficients, qui organisent ces soirées au bar de la MC2 depuis pas mal de temps, qui ont pris leurs marques et qui sont venus à nous pour nous proposer de prendre en charge l’organisation des afters. Et nous en sommes vraiment ravis, parce qu’il est vrai que le festival se passe dans un cadre unique, au cœur de la ville et que nous sommes tenus, par respect pour les riverains, d’arrêter au plus tard à minuit. Qu’il y ait donc une continuité du festival ailleurs en soirée, c’est vraiment très bien, c’est une bonne chose pour les grenoblois qui ont envie de faire la fête.

JR : Pour les fans d’électro, on peut imaginer que la programmation du Cabaret Frappé ne mettait pas assez ce style-là en valeur…

LS : Dans la programmation du festival de cette année, il y a beaucoup moins d’électro ou alors il y en a beaucoup plus parce l’électronique en musique est présent même dans des répertoires très acoustiques, les pédaliers de sampling etc. Il y a plein d’artistes sur le festival, quelque soit les esthétiques, qui utilisent l’ordinateur, le sampling, comme partie intégrante de l’instrumentation elle-même. Donc, non, pour moi, la question ne se pose pas comme cela. Tout d’abord, les soirées électro au Cabaret Frappé n’ont jamais vraiment trop marché, ou sinon en gratuit. Nous avions envie de casser les habitudes et d’offrir un final avec des DJs et nous étions partis dans l’idée d’organiser des afters. Donc il y a eu cette proposition et cette entente naturelle avec Interface qui cadrait complètement avec nos envies, et nous sommes partis sur cette idée-là. Ensuite, en ce qui concerne la programmation, cette année nous sommes passés à côté de quelques grands noms qui ont annulé au dernier moment, dont les dates ne convenaient plus, comme AMON TOBIN, par exemple. Mais ce n’est que partie remise ! Il est aussi possible qu’on retrouve ces artistes avant l’année prochaine dans la région sachant que, de toute façon, l’idée aussi du Cabaret Frappé, c’est de proposer une programmation d’artistes qui ne sont pas passés dans la région ou peu, ou il y a longtemps, donc c’est aussi un vrai challenge ! Et puis la couleur musicale de la proposition de cette année, de façon générale, est beaucoup plus acoustique, la tendance est beaucoup plus acoustique en ce moment, et le Cabaret Frappé essaie de coller à l’air du temps, de faire une proposition non exhaustive de ce qui se fait. Ces derniers temps, en cette période de surproposition, les gens reviennent à l’essentiel, à l’os comme on dit : La voix et la guitare d’abord. Je suis très sensible à cette démarche.

JR : Ma dernière question porte sur la scène locale, ce qui nous touche en tant qu’internaute, que grenoblois et peut-être même musicien : RIKE et GNAWA DIFFUSION qui font l’entrée et le final du festival cette année, mais aussi LA HURLANTE, BELA, RIEN

LS : …SIMEO, THE JOHN VENTURE. La scène locale s’inscrit dans la scène régionale qui, elle, s’inscrit dans la scène nationale, qui s’inscrit dans la scène internationale… Le Cabaret Frappé a un regard sur la production dans la région Rhône-Alpes, et la scène locale s’inscrit dans ce regard-là… On travaille en cohérence avec la direction des affaires culturelles, qui suit de son côté certains projets locaux en participant à leur production discographique et nous proposons à certains de ces artistes de se produire sur scène. Le travail de création avec BELA cette année en partenariat avec la Régie 2C, Le Ciel pour cette année (l’année dernière ce fut La Chaufferie)… Nous sommes vraiment ravis de cela, puisque BELA a intégré Le Ciel sur un nouveau projet qui nous a beaucoup plu et c’est tout à fait naturel que BELA fasse partie de la programmation de cette édition, pour présenter le résultat de leur travail de ces derniers mois, avec le rapport à l’image. L’idée, cette année, c’était vraiment de mettre en valeur la scène régionale, et effectivement, si on regarde la compilation Dynamusic (Cuvée Grenobloise) de 2007, on y retrouve plus de dix artistes qui sont passés sur le festival Cabaret Frappé en 4 ans.

JR : Comme RHESUS, MELK, MIG

LS : Oui, donc une programmation plus ou moins régionale…

JR : Avec un désir d’ouverture plus large ?

LS : Mais c’était déjà le cas les années précédentes, avec LIMA DJARI qui sont des savoyards, et ce partenariat avec l’antenne du Printemps de Bourges Alsace, le Noumatrouff, avec un échange de groupes, donc on accueille un groupe porté par cette structure dans cette programmation, c’est LAST MINUTES qui jouera sur le Kiosque avant NICOLE WILLIS, et en contrepartie, Le Noumatrouff, qui est la S.M.A.C. de Mulhouse et qui abrite en son sein une antenne Printemps de Bourges accueillera dans sa future programmation le groupe grenoblois RIEN, au mois de novembre, d’ailleurs en première partie de HERMAN DÜNE, à l’identique de la programmation de la soirée du 24 juillet sous le chapiteau. L’année dernière, c’est APPLE JELLY, qui sont allés jouer en Alsace, en première partie de CASSIUS… Nous sommes vraiment ravis de ce type d’échange, c’est formateur pour ces artistes, ces jeunes pousses, ça leur permet de se confronter à un autre public, c’est une vraie mise en danger…

JR : C’est une bonne chose de votre part que de rendre ce genre d’échange possible pour les formations locales en développement, en tout cas…

LS : Je dirais juste que c’est une manière naturelle de mettre en réseau et de permettre que ce genre d’échange aboutisse. Il y a beaucoup de structures qui s’occupent de faire en sorte que la scène locale soit développée ; si nous pouvons apporter une petite pierre à l’édifice en permettant à un artiste une fois par an d’aller jouer à 4 ou 5 heures de route de chez lui, c’est déjà bien… Une goutte dans l’océan !

JR : Merci Loran d’avoir répondu à nos questions. J’espère te croiser sur le festival, ainsi que ton équipe.

LS : Merci. Je vous y attends, soyez les bienvenus !

Propos recueillis par Jérôme alias ‘Ooze’ (rédacteur)
Photos par Dominique Joguin (photographe sur le festival)

Visuels à venir

Plus de renseignements sur le site internet du festival > www.cabaret-frappe.com

 


        
 Devenez un Dino-Reporter !!!
  • Vous vous sentez l'âme d'un reporter en herbe,
  • vous faites de belles photos,
  • vous suivez des événements locaux de près,
  • vous teufez dans des soirées étudiantes, des bars, des boites, ...
N'hésitez pas à nous contacter


Bourg en Bresse   •   Chambery   •   Dakar   •   Grenoble   •   Lille   •   Lyon   •   Manosque   •   Marseille   •   Nantes   •   Saint Marcellin   •   Toulouse   •   Valence   •    France
Dinoutoo.com - Association à but non lucratif - Les terrasses de Belledonne - Bat 6, 38660 LE TOUVET
Projet: Julien Pagès de NEED - Net Expertise Et Développement - Développement Php: Guillaume Blondeau, Christian Iuga, Julien Pagès
©Tous droits réservés 2003-2008 - Dinoutoo.com - V3.0 - Page générée le 05 Sept. 08 à 14h52
Vous disposez d'un droit d'accès sur vos données (article 34 de la loi "Informatique et Libertés" du 06/01/1978), contactez notre webmaster
Envoyer cette page à :
De la part de :
Commentaires :
« fermer «