Depuis combien de temps le rap français n’avait-il pas généré un Artiste ? Un Créateur, dont la démarche soit unique et personnelle, et qui utilise l’idiome pour aller plus loin, dépasser les clichés, enfoncer les codes et les a priori ?
Soprano fait ses débuts dans le groupe de rap originaire de Marseille, les Psy 4 de la rime, dont il est la tête pensante. Ils se font rapidement un nom dans le milieu du rap français, sortent deux albums, tous deux disques d’or en quelques mois et écument les scènes à travers la France. Sollicité par de nombreux artistes, Soprano devient le champion des featurings, et la cible favorite des labels qui se l’arrachent pour le faire signer.
En prélude à son premier effort solo, Soprano a demandé à Cut Killer, DJ de référence, de concocter un street-CD reprenant l’essentiel de ses freestyles et collaborations enregistrés au cours des deux années précédentes, le tout étant agrémenté de quelques surprises et d’un morceau festif qui figurera sur le véritable album solo de Soprano. « “Hallah Hallah”, c’est un morceau rapide, fait pour les concerts. Un titre pour que les gens sautent partout, parce que j’aime beaucoup la scène, ça me permet de me lâcher. J’y raconte que les gens voient les jeunes des quartiers comme des individus pas civilisés, mais j’explique qu’on a juste besoin d’un micro pour s’évader. » Si la qualité scénique des Psy 4 était évidente, les prestations scéniques solo de Soprano sont largement à la hauteur ! A vérifier sur celle des Vents du sud de Toulouse le 3 février prochain… |