Kaolin ne s’embarrasse guère des préjugés. Indescriptible, sans loi ni genre, si ce n’est le goût très sûr pour l’harmonie universelle, l’élégie galante et les plaisirs mélancoliques. « Mélanger les couleurs », le dernier opus du quartet montluçonnais, recèle des trésors d’écriture, incandescente et glacée, souffreteuse et puissamment lyrique, mise en boîte par Paul Corkett (Placebo, Cure…).Marque de fabrique somptueuse, les guitares défient la pesanteur à bord d’envolées aériennes et caressent de merveilleuses ballades. Des atmosphères qui prennent tout leur sens sur scène où le groupe brille par sa qualité technique et sa présence.
Rhesus, groupe grenoblois de référence, distille une pop lyrique de toute beauté, bien loin des clivages habituels du rock made in France. Un chant sensuel supporté par des cœurs incandescents, une guitare qui sait se faire stridente sans toutefois étouffer des mélodies chatoyantes : tout cela fleure bon l’Angleterre. On attend avec impatience la confirmation sur scène des indéniables qualités de composition du trio.
MacZde Carpate, quant à eux, confronte une traditionnelle base rock à d’autres perspectives et tente des croisements : la tension et le son brut du rock s'enrichissent de contrastes prononcés, de folklores inattendus, et d’une écriture poétique portée par une tessiture vocale inhabituellement claire, parfois contrebalancée de chœurs scandés. Étonnamment novateur et mélancolique. |